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Robert De Niro

Robert De Niro est un acteurréalisateur et producteur de cinéma américain né le 17 août 1943 à New York. D'origine italienne par son père, il est également devenu citoyen italien en 20061,2.

Réputé pour ses nombreux grands films tels que Mean StreetsTaxi DriverLe Parrain 2Il était une fois en AmériqueBrazilHeatBackdraftLes IncorruptiblesAngel HeartMissionRaging BullLes AffranchisCasinoLes Nerfs à vifFrankensteinJackie BrownMafia BluesSleepersVoyage au bout de l'enfer1900 ou encore The Irishman. De Niro a remporté de nombreuses récompenses comme l'Oscar du meilleur acteur, l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et deux Golden Globe (dont un pour l'ensemble de sa carrière en 2011).

Ses interprétations extrêmement travaillées et sa filmographie très éclectique lui ont permis de devenir l'un des acteurs les plus reconnus de l'histoire du cinéma.

 

 

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Greenwich Village, dans l'arrondissement de Manhattan à New York3, Robert Anthony De Niro est le fils du peintre Robert De Niro et de Virginia Holton Admiral, peintre et poète4. Son père est un catholique d'origine irlandaise et italienne et sa mère est une presbytérienne d'origines irlandaiseanglaiseallemandefrançaise et néerlandaise5,6,7.

Les parents de De Niro, qui se sont rencontrés au cours de peinture de Hans Hofmann, à Provincetown, dans le Massachusetts, divorcent alors qu'il a trois ans. Le jeune garçon est élevé par sa mère dans le quartier de Little Italy, à Manhattan, et à Greenwich Village. Son père vit à proximité et en grandissant Robert passe beaucoup de temps avec lui8. Robert De Niro est scolarisé au PS 41, une école primaire publique à Manhattan jusqu'à sa sixth gradenote 1, puis poursuit ses études à la Elisabeth Irwin High School pour sa seventh grade et sa eighth gradenote 2 de la Little Red School House9 . Il est accepté au High School of Music and Art pour sa ninth gradenote 3, mais n'y reste que peu de temps avant d'être transféré dans un autre collège10. Il entre au lycée à la McBurney School11, puis dans le secteur privé à la Rhodes Preparatory School12, bien qu'il n'ait jamais été diplômé ni de l'une ni de l'autre13.

Durant sa jeunesse dans Little Italy, au cours de laquelle il est surnommé « Bobby Milk » du fait de sa pâleur, il traîne avec un groupe de jeunes de rue dont certains sont restés ses amis de toujours14. Son avenir prend forme lors de ses débuts sur scène, à dix ans, lorsqu'il joue le lion peureux dans une production scolaire du Magicien d'Oz3,15. Y trouvant une façon de vaincre sa timidité en jouant, De Niro est également fasciné par le cinéma : il abandonne l'école à seize ans pour entamer une carrière d'acteur14. Il prend des cours au Stella Adler Conservatory, puis à l'Actors Studio de Lee Strasberg13.

Ascension fulgurante et consécration (années 1970-1980)[modifier | modifier le code]

Robert De Niro en 1988 au festival du film américain de Deauville.

À 20 ans, il obtient son premier rôle dans The Wedding Party, de Brian De Palma (1963), aux côtés de son amie Jill Clayburgh16. Il est découvert par De Palma lors d'un casting ouvert organisé à Greenwich Villageavec l'acteur William Finley17. De Niro impressionne Brian De Palma en improvisant avec Finley alors qu'il n'a pas 20 ans et ne peut même pas signer lui-même son contrat (la majorité étant à 21 ans)17. Tourné en plusieurs fois entre 1963 et 196517, le film ne sort en salles qu'en 196918.

En 1965, il apparait dans Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné, puis en 1968, dans Greetings à nouveau réalisé par De Palma. Ses rôles suivants restent peu connus du public. C'est en 1973 qu'il commence à travailler avec Martin Scorsese sur le film Mean Streets. Il enchaîne avec Le Parrain 2, préquelle dans laquelle il prête ses traits au personnage de Vito Corleone, incarné par Marlon Brando dans le premier opus, le Parrain. Pour sa performance, le jeune acteur remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

Par la suite, l'acteur entame une fructueuse collaboration avec le cinéaste durant les années 1980, dont découle plusieurs classiques hollywoodiens : c'est d'abord Taxi Driver, qui, en 1976, l'intronise comme une révélation majeure, et qui lui donne une notoriété mondiale. Il enchaîne en 1977 avec le musical New York, New York, puis le drame sportif Raging Bull en 1980, qui lui vaut l'Oscar du meilleur acteur. Et en 1983La Valse des pantins l'amène sur le terrain de la comédie noire.

Après ces cinq longs-métrages, l'acteur s'émancipe de Scorsese pour tourner quelques chefs-d'œuvre : en 1984Sergio Leone le dirige dans l'ambitieuse fresque historique Il était une fois en Amérique ; en 1985, il fait partie de la distribution principale de l'expérimental et acclamé Brazil, de Terry Gilliam, où il prête ses traits à Archibald « Harry » Tuttle ; en 1987, il retrouve Brian De Palma pour le polar Les Incorruptibles, aux côtés de Kevin Costner et Andy Garcia, où il incarne Al Capone.

Il forme également des couples de cinéma fameux : en donnant la réplique à Meryl Streep pour la romance Falling in Love, d'Ulu Grosbard, en 1984 ; puis dans le registre de la buddy comedy pour Charles Grodin dans le culte Midnight Run, de Martin Brest, en 1988.

Il collabore aussi avec des cinéastes européens : Roland Joffé pour le drame britannique Mission, en 1986, avec Jeremy IronsAlan Parker pour le thriller Angel Heart : Aux portes de l'enfer en 1987David Jones pour le drame Jacknife, en 1989 ; et l'Irlandais Neil Jordan l'amène à la comédie pure avec Nous ne sommes pas des anges, qui constitue un rare échec pour cette décennie, âge d'or de sa carrière.

Cette même année, il co-fonde sa propre société de productionTribeca Productions, du nom de TriBeCa, le quartier de New York dans lequel il vit.

Les années 1990 s'annoncent moins constantes, mais encore riches en productions majeures.

Confirmation et passage à la réalisation (années 1990)[modifier | modifier le code]

En 1998, à la conférence de presse berlinoise de Des hommes d'influence.

L'année 1990 marque ses retrouvailles avec Martin Scorsese pour leur sixième collaboration, Les Affranchis, un classique instantané ; suivi dès 1991 des Nerfs à vif, qui lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.

Parallèlement, il continue à partager l'affiche avec des acteurs issus d'univers différents : Jane Fonda pour la romance Stanley & Iris, de Martin Ritt, cependant un échec critique ; et le drame L'Éveil, de Penny Marshall, avec Robin Williams.

Son aura lui permet ensuite de porter des projets risqués : il est dirigé par Irwin Winkler dans deux drames noirs : La Liste noire, en 1991, et La Loi de la nuit en 1992. Il s'aventure aussi sur le terrain de la comédie dramatique avec Hollywood Mistress, de Barry Primus, puis Mad Dog and Glory, de John McNaughton ; et en 1993, il participe au drame Blessures secrètes, de Michael Caton-Jones, où il côtoie un jeune Leonardo Di Caprio.

Il s'aventure également sur des terrains inédits : il tient un rôle secondaire dans la grosse production Backdraft, de Ron Howard ; prête ses traits à La Créature dans Frankenstein, de Kenneth Branagh, en 1994. Et surtout passe derrière la caméra : il réalise et joue dans le drame Il était une fois le Bronx. Cet essai est acclamé par la critique et est multi-récompensé.

Après ce cycle lucratif, il retrouve Martin Scorsese pour la septième et dernière fois (à ce jour) : la fresque Casino, où il prête ses traits à Sam « Ace » Rothstein, et est entouré de Sharon Stone et Joe Pesci. C'est un nouveau succès critique et commercial. Mais cette année 1995 est aussi marqué par la sortie du polar urbain Heat, de Michael Mann, où il est confronté pour la première fois à un autre acteur désormais iconique, Al Pacino. Un autre succès.

En 1996, il enchaîne trois productions différentes : il porte le thriller Le Fan, de Tony Scott, puis est entouré de Dustin HoffmanJason Patric et Brad Pitt pour le controversé drame judiciaire Sleepers, de Barry Levinson, et retrouve Leonardo Di Caprio et Meryl Streep dans le drame Simples Secrets, où il se contente d'un rôle plus secondaire.

En 1997, il enchaîne trois œuvres différentes : le crépusculaire Cop Land, de James Mangold, porté par Sylvester Stallone ; retrouve Barry Levinsonet Dustin Hoffman pour la comédie Des hommes d'influence ; et fait partie de la distribution quatre étoiles réunie par Quentin Tarantino pour son polar Jackie Brown.

L'année 1998 marque un tournant : il est dirigé par le second film américain d'Alfonso Cuarón, le polar De grandes espérances ; donne la réplique à Jean Reno dans le thriller d'action Ronin, de John Frankenheimer, et enfin entame le tournage d'une comédie annonçant le virage de la décennie suivante.

En effet, en 1999 sort Mafia Blues, mis en scène par le vétéran de la comédie Harold Ramis, et dont il partage l'affiche avec Billy Cristal. En parrain dépressif, il livre une interprétation comique surprenante, multipliant les références aux performances les plus emblématiques de sa carrière. L'échec critique et commercial de la comédie dramatique Personne n'est parfait(e), de Joel Schumacher, passe du coup inaperçu.

Échecs successifs et virage comique (2000-2011)[modifier | modifier le code]

En février 2007, à la première allemande de Raisons d'État, aux côtés de Matt Damon.

De même en 2000 avec le drame Les Chemins de la dignité de George Tillman Jr. qui déçoit la critique19 et qui n'est qu'un succès commercial modéré20. Cependant, la comédie potache Mon beau-père et moiconnait un succès critique et commercial international21. Le long-métrage réalisé par Jay Roach lui permet de jouer une nouvelle fois de son image, en interprétant un beau-père vétéran dur à cuire martyrisant un Ben Stiller dont le numéro de souffre-douleur est quasi-éclipsé.

Il connaît ensuite une série d'échecs commerciaux : en 2001 le thriller 15 minutes de John Herzfeld est un flop22. Tout comme en 2002 la satire Showtime23 de Tom Dey, pour laquelle il partage l'affiche avec Eddie Murphy. Quant au drame Père et Flic, pour lequel il retrouve Michael Caton-Jones, il passe inaperçu. La suite de Mafia BluesMafia Blues 2 : La Rechute, connaîtra le même sort24.

Seul parvient à émerger le film de braquage The Score de Frank Oz, dont il partage l'affiche avec Edward Norton25.

Par la suite, il se met donc en retrait : en 2004, il intègre les distributions chorales du film fantastique Godsend, expérience interdite de Nick Hamm, et Le Pont du roi Saint-Louis de Mary McGuckian. Ces deux films déçoivent au box-office. Il accepte tout de même de retrouver son rôle désormais culte de Jack Byrnes pour la suite Mon beau-père, mes parents et moi. Si les critiques ne suivent pas, le public répond présent26. Son caméo vocal dans le blockbuster d'animation Gang de requins, où il double le personnage de Don Lino, s'inscrit dans cette même veine auto-parodique.

En 2005, le film fantastique Trouble Jeu de John Polson est un nouvel échec. L'année suivante, sa seconde tentative de réalisation est moins convaincante, sur le plan critique comme commercial : l'ambitieux drame historique qu'est Raisons d'État lui donne néanmoins la possibilité de diriger Matt Damon, mais également de sortir exceptionnellement Joe Pesci de sa retraite.

En 2007, il fait partie de la distribution de stars des années 1990 réunies par Matthew Vaughn pour son blockbuster fantastique Stardust, qui lui permet de retrouver les faveurs de la critique.

Mais en 2008La Loi et l'Ordre de Jon Avnet, qui reforme son tandem avec Al Pacino, est un échec27. Tandis que ses retrouvailles avec Barry Levinson passent inaperçues : la satire indépendante Panique à Hollywood sort dans un circuit limité de salles.

En 2010, il s'aventure de nouveau dans le rôle d'un patriarche dépassé pour la comédie dramatique Everybody's Fine, de Kirk Jones, un nouvel échec ; et Mon beau-père et nous reçoit des critiques encore plus mauvaises que le précédent opus, mais le public répond présent pour suivre la conclusion de la trilogie, cette fois mise en scène par Paul Weitz ; en revanche, le polar Stone, de John Curran, marquant ses retrouvailles avec Edward Norton, est un autre échec cuisant au box-office.

Son année 2011 poursuit sur cette lancée : le thriller d'action Killer Elite, avec Jason Statham et Clive Owen, est un nouvel échec critique et commercial ; sa participation à la comédie romantique chorale Happy New Year, de Garry Marshall, est couronnée par un succès commercial, mais une défection critique quasi-totale. Et enfin il accepte de tenir un second rôle de luxe dans le thriller de science-fiction Limitless, de Neil Burger, porté par Bradley Cooper.

Malgré ce déclin critique, il reste un acteur respecté : en janvier 2011, il reçoit un Cecil B. DeMille Award aux Golden Globes, qui récompense l'ensemble de sa carrière. En mai, il préside le jury de la 64e édition du Festival de Cannes28, vingt-quatre ans après avoir été président du jury du 15e festival international du film de Moscou (1987).

Seconds rôles et regain critique (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

L'année 2012 marque le début d'une collaboration avec le cinéaste David O. Russell qui lui permet de regagner les faveurs de la critique. Cependant, il continue à tourner beaucoup, et pas toujours des projets de premier plan.

En effet, en 2012, la comédie dramatique Happiness Therapy, où il seconde le tandem formé par Bradley Cooper et la révélation Jennifer Lawrence, est accueilli comme une renaissance artistique. L'acteur décroche ainsi une nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, plus de vingt ans après Les Nerfs à Vif.

O'Russell continue à le diriger dans ses prochains projets : s'il se contente d'un petit rôle dans la satire American Bluff, sorti en 2013, le biopic Joy, sorti fin 2015 avec Jennifer Lawrence dans le rôle-titre, lui permet d'hériter d'une partition plus développée.

L'acteur en février 2013, au Chinese Theater de Los Angeles.

L'année 2013 est marquée par la sortie de plusieurs films : la comédie dramatique Un grand mariage, de Justin Zackham. Il y joue un patriarche aux côtés de Diane Keaton, mais le film est un flop. L'acteur revient au thriller d'action avec Face à face, de Mark Steven Johnson, qui l'oppose à John Travolta. Un autre flop critique et commercial. Il joue aussi un parrain de la mafia retraité dans la comédie d'action Malavita, réalisée par Luc Besson, et l'opposant à Michelle Pfeiffer. Enfin, dans la comédie dramatique Last Vegas, réalisée par Jon Turteltaub, il côtoie d'autres vétérans du cinéma américain, Michael DouglasMorgan Freeman et Kevin Kline.

L'année 2014 lui permet de continuer à côtoyer des vétérans du cinéma américain : avec Sylvester Stallone, il joue un duo de vieux boxeurs dans Match retour, de Peter Segal. Il se compromet aussi dans un thriller de série B, L'Instinct de tuer, porté par John Cusack et Rebecca Da Costa.

En 2015, l'acteur retrouve le succès critique et commercial en jouant de nouveau d'une cette alchimie paternelle avec une jeune actrice : il accompagne Anne Hathaway dans la comédie Le Nouveau Stagiaire, écrite et réalisée par Nancy Meyers. Le long-métrage connait un joli succès commercial. Mais la même année, il joue dans le film d'action Bus 657, face à Jeffrey Dean Morgan.

Il ne renonce pas pour autant à des projets plus ambitieux : le 8 avril 2015, il annonce ainsi qu'il va incarner le rôle du constructeur automobile Enzo Ferrari, dans un film qu'il va coproduire et dont il souhaite que Clint Eastwood assure la mise en scène. Mais à la fin de la même année, Michael Mann est annoncé à la réalisation d'un projet similaire, avec Hugh Jackman dans le rôle-titre. Le projet n'avance pas.

En 2016, il renoue avec la comédie potache en tenant le rôle-titre de Dirty Papy, face à la vedette des adolescents Zac Efron. Il revient aussi vers l'univers de la boxe pour Hands of Stone, de Jonathan Jakubowicz, où il prête ses traits au légendaire Ray Arcel. C'est Edgar Ramirez qui incarne son élève Roberto Durán. Enfin, il est la tête d'affiche de la comédie dramatique The Comedian, de Taylor Hackford. Il y a pour partenaires Leslie Mann et Harvey Keitel.

En 2017, il partage l'affiche du téléfilm prestigieux The Wizard of Lies, de Barry Levinson, où il prête ses traits à Bernie Madoff, et retrouve Michelle Pfeiffer comme partenaire de jeu.

L'année 2019 le voit mener la comédie The War with Grandpa, face à Uma Thurman et Jane Seymour. Mais surtout, il retrouve Martin Scorsesepour une dixième collaboration mise en ligne exclusivement sur la plateforme Netflix. Ce polar intitulé The Irishman est un projet de très longue date qui marque aussi le retour à l'écran du retraité Joe Pesci. De Niro y prête ses traits à Frank « The Irishman » Sheeran, face à Al Pacino dans le rôle de Jimmy Hoffa.

En 2020, il continue avec le cinéaste pour Killers Of The Flower Moon, qui lui permet cette fois de faire face au nouveau poulain du cinéaste, Leonardo Di Caprio 29.

Engagements et vie privée[modifier | modifier le code]

Aux côtés de sa femme, Grace Hightower, en avril 2012, au Tribeca Film Festival.

Robert De Niro a six enfants : Drena (1971 - adoptée par l'acteur, elle est la fille biologique de sa première épouse) et Raphael (1976) avec l'actrice Dianne Abbott, les jumeaux Julian et Aaron (1995) avec le mannequin Toukie Smith. Avec sa dernière épouse, Grace Hightower (en), il a un fils, Elliot, né en 1998 et qui est autiste, ainsi qu'une fille, Helen, née d'une mère porteuse en décembre 2011[réf. souhaitée].

De Niro est âgé de 60 ans lorsque son médecin Esma Mint lui découvre un cancer de la prostate, détecté à temps. Après une prostatectomie et plusieurs séances de radiothérapie, De Niro reprend sa carrière au cinéma.

À la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York, il participe à une séquence filmée des rues de sa ville natale pour l'ouverture du documentaire New York : 11 septembre (2002), attentats vus par les yeux des pompiers du FDNY. En 2011, à l'occasion d'une nouvelle version du documentaire pour commémorer les dix ans des attaques, une nouvelle séquence est tournée, cette fois-ci depuis le mémorial, au centre du chantier du nouveau complexe du World Trade Center.

En février 2014, sa fortune personnelle est estimée à environ 310 millions de dollars30.

En février 2017, il fait l'objet d'une controverse en décidant de promouvoir une campagne anti-vaccination avec Robert F. Kennedy Jr, récemment nommé par Donald Trump à la tête d'une commission pour vérifier la sûreté des vaccins. En effet, lors d'une conférence de presse, les deux hommes décident d'offrir la somme de 100 000 $ à qui pourrait prouver que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons était totalement sans danger pour la santé. Une telle attitude de la star réside dans le fait que De Niro est convaincu que l'autisme de son fils est imputable à un vaccin31.

Le 10 juin 2018, lors de son speech au cours de la cérémonie des Tony Awards, Robert De Niro s'en prend violemment au président des Etats-Unis d'Amérique, Donald Trump ("Fuck Trump").

Style de jeu[modifier | modifier le code]

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Plutôt discret dans sa communication, De Niro est généralement considéré comme un fin observateur psychologique des personnages et un grand perfectionniste. Il est également connu pour son engagement dans ses différents rôles et son travail d'interprétation physique de ses personnages : il prend près de 30 kg et apprend à boxer pour son interprétation de Jake LaMotta dans Raging Bull ; il apprend également à jouer du saxophonepour New York, New York. En outre, pour Taxi Driver, il se prépare en conduisant un taxi de nuit des semaines durant. Comme tous les acteurs qui ont suivi les cours de Stella Adler (Marlon Brando, Benicio del Toro…), il s'est toujours efforcé de « défictionnaliser » la fiction.

Robert De Niro est souvent comparé à Al Pacino, un acteur de la même génération que lui avec qui il a en commun des origines italiennes et une formation à l'Actors Studio. Ils tiennent tous deux la vedette du Parrain 2, mais n'ont dans ce film aucune scène en commun, leurs personnages évoluant à des époques différentes. Les deux comédiens se retrouvent en 1995 dans Heat de Michael Mann, où ils partagent cette fois deux scènes, puis en 2008 dans La Loi et l'Ordre de Jon Avnet.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]
Années 1970[modifier | modifier le code]
Années 1980[modifier | modifier le code]
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000[modifier | modifier le code]
Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, à l'inauguration de ses empreintes au Chinese Theatre, à Hollywood.

Le 4 février 2013, il pose ses empreintes devant le Grauman's Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard, inaugurées 10 jours plus tard.

Le 22 novembre 2016, Barack Obama lui décerne la médaille présidentielle de la Liberté32.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Les films dans lesquels Robert De Niro tient un rôle important ont rapporté 51 184 000 000 USD de recettes mondiales, dont près 3 077 256 602 aux États-Unis33.

Toutes les sommes ci-dessous sont exprimées en dollars américains (USD).

Filmsnote 4BudgetDrapeau des États-Unis États-Unis33,34Drapeau de la France France34Monde Monde33,34
Bloody Mama NC NC 152 310 entrées NC
Mean Streets 500 000 32 645 164 678 entrées NC
Le Parrain 2 13 000 000 47 542 841 1 120 577 entrées 92 842 841
Taxi Driver 1 300 000 28 262 574 2 754 391 entrées NC
Le Dernier Nabab 5 500 000 35 1 819 912 460 079 entrées NC
New York, New York 14 000 000 16 400 000 581 358 entrées NC
1900 9 000 000 104 220 1 748 512 entrées NC
Voyage au bout de l'enfer 15 000 000 48 979 328 1 932 746 entrées NC
Raging Bull 18 000 000 23 383 987 447 104 entrées NC
Sanglantes confessions NC 12 850 276 188 089 entrées NC
La Valse des pantins 20 000 000 2 536 242 193 810 entrées NC
Il était une fois en Amérique 30 000 000 5 321 508 1 231 072 entrées NC
Falling in Love 12 000 000 36 11 129 057 179 211 entrées NC
Brazil 15 000 000 37 9 929 135 1 019 132 entrées NC
Mission 24 500 000 38 17 218 023 2 510 897 entrées NC
Angel Heart 17 000 000 17 185 632 1 340 804 entrées NC
Les Incorruptibles 25 000 000 76 270 454 2 459 380 entrées 186 270 454
Midnight Run 30 000 000 38 413 606 564 995 entrées 81 613 606
Jacknife NC 2 049 769 81 210 entrées NC
Nous ne sommes pas des anges 20 000 000 10 555 348 124 129 entrées NC
Stanley et Iris NC 5 820 015 294 857 entrées NC
Les Affranchis 25 000 000 46 836 214 976 346 entrées NC
L'Éveil 29 000 000 52 096 475 707 295 entrées NC
La Liste noire NC 9 480 198 345 071 entrées NC
Backdraft 35 000 000 77 868 585 1 201 511 entrées 152 368 585
Les Nerfs à vif 35 000 000 79 091 969 1 376 234 entrées 182 291 969
Hollywood Mistress NC 1 102 469 27 813 entrées NC
La Loi de la nuit NC 6 202 756 36 905 entrées NC
Mad Dog and Glory 11 100 000 39 11 081 586 184 947 entrées NC
Blessures secrètes NC 4 104 962 29 602 entrées NC
Il était une fois le Bronx 22 000 000 17 287 898 286 110 entrées NC
Frankenstein 45 000 000 22 006 296 1 174 814 entrées 112 006 296
Casino 52 000 000 42 512 375 1 657 908 entrées 116 112 375
Heat 60 000 000 67 436 818 1 434 256 entrées 187 436 818
Le Fan 55 000 000 18 626 419 209 798 entrées 42 226 419
Sleepers 44 000 000 53 315 285 1 762 652 entrées 165 615 285
Simples Secrets 23 000 000 12 803 305 499 021 entrées 20 494 889
Cop Land 15 000 000 44 862 187 553 463 entrées 63 662 187
Jackie Brown 12 000 000 39 673 162 1 335 402 entrées 84 473 162
Des hommes d'influence 15 000 000 43 061 945 511 326 entrées 64 256 513
De grandes espérances NC 26 420 672 65 448 entrées 55 494 066
Ronin 55 000 000 41 616 262 983 024 entrées 93 352 061
Mafia Blues 80 000 000 106 885 658 1 227 067 entrées 176 885 658
Personne n'est parfait(e) 27 000 000 4 488 529 158 558 entrées NC
Les Aventures de Rocky et Bullwinkle 76 000 000 26 005 820 11 228 entrées 35 134 820
Mon beau-père et moi 55 000 000 166 244 045 1 843 354 entrées 330 444 045
Les chemins de la dignité 32 000 000 48 818 921 223 490 entréés 82 343 495
15 minutes 60 000 000 24 403 552 375 406 entrées 56 359 980
The Score 68 000 000 71 107 711 756 096 entrées 113 579 918
Showtime 85 000 000 38 082 712 597 575 entrées 77 741 732
Père et Flic 40 000 000 22 448 879 50 627 entrées 29 413 966
Mafia Blues 2 : La Rechute 60 000 000 32 130 627 409 776 entrées 55 003 135
Godsend, expérience interdite 25 000 000 14 379 751 201 291 entrées 30 114 487
Mon beau-père, mes parents et moi 80 000 000 279 261 160 1 736 524 entrées 516 642 939
Trouble jeu 30 000 000 51 100 486 384 064 entrées 122 650 962
Le Pont du roi Saint-Louis 24 000 000 49 981 54 354 entrées 1 800 141
Raisons d'État 110 000 000 59 952 835 521 745 entrées 99 480 480
Stardust, le mystère de l'étoile 70 000 000 38 634 938 469 951 entrées 135 560 026
La loi et l'ordre 60 000 000 40 081 410 675 323 entrées 78 460 699
Panique à Hollywood 25 000 000 1 090 947 NC 6 710 888
Everybody's Fine 21 000 000 9 208 876 NC 16 443 609
Machete 10 500 000 26 593 646 177 915 entrées 44 093 316
Stone 22 000 000 1 810 078 100 519 entrées 9 479 718
Mon beau-père et nous 100 000 000 148 438 600 1 277 762 entrées 310 650 585
Limitless 27 000 000 79 249 455 877 210 entrées 161 849 455
L'amour a ses raisons NC NC 18 540 entrées 9 556 036
Killer Elite 70 000 000 25 124 966 238 066 entrées 56 383 756
Happy New Year 56 000 000 54 544 638 540 798 entrées 142 044 638
Monsieur Flynn 11 000 000 40 540 152 2 654 entrées NC
Red Lights NC 52 624 NC 13 551 174
Happiness Therapy 21 000 000 132 092 958 1 069 359 entrées 236 412 453
Un grand mariage 35 000 000 21 819 348 158 371 entrées 47 122 137
Face à face NC 39 881 NC 1 071 322
Malavita 30 000 000 36 918 811 958 586 entrées 68 218 811
Last Vegas 28 000 000 63 914 167 210 621 entrées 134 402 450
Match retour 40 000 000 29 807 260 135 126 entrées 41 907 260
L'Instinct de tuer NC 56 574 NC 461 780
Le Nouveau stagiaire 35 000 000 75 764 672 432 282 entrées 194 464 672
Bus 657 22 000 000 50 136 NC 2 392 122
Joy 60 000 000 56 451 232 510 032 entrées 101 105 312
Dirty Papy 11 500 000 35 593 113 220 927 entrées 94 073 028

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En FranceJacques Frantz est la voix française régulière de Robert De Niro41. Il y a également eu Michel Creton41 et Maurice Sarfati42 qui l'ont doublé à quatre reprises chacun.

Au QuébecHubert Gagnon et Jean-Marie Moncelet sont les voix françaises de l'acteur dans la majorité de ses films43.

[afficher]
Liste des voix françaises de Robert De Niro

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le sixth grade est l'équivalent de la classe de sixième au collège en France.
  2. Ce sont les équivalents des classes de cinquième et quatrième au collège en France.
  3. La ninth grade est l'équivalent de la classe de troisième au collège en France.
  4. Ne sont pris en compte uniquement les rôles notables et par ordre chronologie de sortie aux États-Unis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « International Rome Film Festival - De Niro: "I have an Italian passport, I have finally come home" » [archive], 30 décembre 2013 (consulté le 28 septembre 2016)
  2. « De Niro Will Get Italian Citizenship » [archive] (consulté le 28 septembre 2016)
  3. ↑ a et b Inside the Actors Studio, 1998.
  4. (en) « Robert De Niro Biography » [archive]filmreference.com (consulté le 20 août 2007)
  5. (en) « Robert De Niro Biography » [archive], contactmusic.com (consulté le 7 décembre 2010)
  6. Andy DouganUntouchable: a biography of Robert De Niro, Da Capo Press, 2003 (ISBN 1-56025-469-6lire en ligne [archive])p. 145.
  7. (en) « Biography for Robert De Niro » [archive], imdb (consulté le 29 août 2013)
  8. Dougan, p. 10.
  9. Dougan, p. 12–13.
  10. Dougan, p. 13–14.
  11. John BaxterDe Niro: A Biography, HarperCollins, 2002 (ISBN 978-0-00-257196-8)p. 37–38.
  12. Baxter, p. 37.
  13. ↑ a et b Dougan, p. 17–18.
  14. ↑ a et b Dougan, p. 17.
  15. Dougan, p. 15.
  16. (en) Kevin Dolak, « Actress Jill Clayburgh Dead at 66 » [archive], sur ABC News, 6 novembre 2010 (consulté le 28 avril 2014).
  17. ↑ ab et c Samuel Blumenfeld et Laurent VachaudBrian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy, 2001, 214 p.(ISBN 2-7021-3061-5)p. 23
  18. « The Wedding Party (1969) » [archive], sur mdb.com.
  19. « Men of Honor 2000 » [archive], sur metacritic.com.
  20. « Men of Honor » [archive], sur boxofficemojo.com.
  21. « Meet the Parents » [archive], sur boxofficemojo.com.
  22. « 15 Minutes » [archive], sur boxofficemojo.com.
  23. « Showtime » [archive], sur boxofficemojo.com.
  24. « Analyze That » [archive], sur boxofficemojo.com.
  25. « The Score » [archive], sur boxofficemojo.com.
  26. « Meet the Fockers » [archive], sur boxofficemojo.com.
  27. « Righteous Kill » [archive], sur boxofficemojo.com.
  28. « Robert de Niro, président du jury du 64e Festival de Cannes [archive] », festival-cannes.com6 janvier 2011
  29. https://www.lesinrocks.com/2017/07/19/cinema/leonardo-dicaprio-retrouvera-martin-scorsese-pour-une-sixieme-collaboration-11967119/ [archive]
  30. bilan.ch [archive]
  31. « De Niro promet 100 000 dollars à qui prouvera que les vaccins sont sans danger » [archive], sur lexpress.fr, 17 février 2017 (consulté le 26 février 2017).
  32. « Barack Obama a remis ses dernières médailles de la Liberté » [archive]parismatch.com, 23 novembre 2016.
  33. ↑ ab et c (en) « Box-office américain des films avec Robert DeNiro » [archive], sur Box Office Mojo.com (consulté le 23 avril 2014).
  34. ↑ ab et c (fr) « Box-office des films avec Robert DeNiro » [archive], sur Jp's Box-office.com (consulté le 23 avril 2014).
  35. Nat Segaloff, Final Cuts: The Last Films of 50 Great Directors, Bear Manor Media 2013 p. 146-148
  36. (en) « Box office / business for Falling in Love (1984) » [archive], sur imdb.com
  37. (en) « Box office / business for Brazil (1985) » [archive], sur imdb.com
  38. (en) « Box office / business for Mission (1986) » [archive], sur imdb.com
  39. (en) « Mad Dog and Glory » [archive], sur powergrid.thewrap.com
  40. (en) « Being Flynn » [archive], sur powergrid.thewrap.com
  41. ↑ abcdefghijklmn et o « Comédiens ayant doublé Robert De Niro en France » [archive] sur AlloDoublage
  42. ↑ abc et d « Comédiens ayant doublé Rober De Niro en France » [archive] sur RS Doublage
  43. ↑ abcdef et g « Comédiens ayant doublé Robert De Niro au Québec » [archive] sur Doublage.qc.ca
  44. « Fiche du doublage français du film Un grand mariage » [archive] sur AlloDoublage, consulté le 9 avril 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Buioni, Absolute Directors : Le temps de la décadenceCamion Noir, 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]