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Groupe PSA est un constructeur automobile français qui exploite les marques automobiles Peugeot, Citroën, DSNote 2,6, ainsi que Vauxhall et Opel depuis le rachat de la division européenne de General Motors en mars 2017. PSA Peugeot Citroën est devenu Groupe PSA le 5 avril 2016.

En 2016, l'entreprise occupe le 1er rang en France, avec 27,74 % de parts de marché (30,12 % en 2012) pour les marques Citroën, DS et Peugeot7. En Europe, le Groupe PSA occupe la 3e place en termes de parts de marché avec 9,78 %8. Au niveau mondial, le groupe était le 10e constructeur automobile en 2014.

En 2016, le Groupe a vendu 3 146 382 véhicules, en croissance de +5,8 %9. La technologie PSA Hybrid4 place PSA au deuxième rangs des ventes de voitures hybrides en Europe en 201410. Misant sur sa production en France, PSA est la troisième entreprise exportatrice de France et a apporté 4,721 milliards d’euros (+5,3 %) toutes activités industrielles confondues à la balance commerciale française en 201411.

Au 31 décembre 2015, l'entreprise chinoise Dongfeng, l'État français et la famille Peugeot détiennent chacun 13,68 % des actions12,13. Au premier semestre 2017, l’État cède ses parts à la banque publique Bpifrance14.

L'action du groupe est cotée à la bourse de Paris au sein de l’indice de référence CAC 4015.

Sommaire

1 Histoire
1.1 Fondation de PSA
1.2 Rachat de Citroën
1.3 Rachat de Chrysler
1.4 La présidence de Jacques Calvet
1.5 La présidence de Jean-Martin Folz
1.6 La présidence de Christian Streiff
1.7 La présidence de Philippe Varin
1.8 La présidence de Carlos Tavares
2 Identité visuelle (logo)
3 Production
3.1 Véhicules
3.2 Innovations techniques et de sécurité
3.3 Coopérations industrielles
3.4 Implantations du groupe
3.5 Principales anciennes implantations
3.6 Principaux marchés
3.7 Récompenses
3.7.1 Voiture de l'année aux États-Unis
3.7.2 Voiture de l'année en Europe
3.7.3 Voiture de l'année en Italie
3.7.4 Voiture de l'année en Espagne
3.7.5 Voiture de l'année en Irlande
3.7.6 Taxi de l'année en France
4 Ventes par année
5 Filiales et actionnariat
5.1 Filiales et coentreprises
5.2 Coentreprises
5.3 Chine
5.3.1 Histoire
5.3.2 Implantations
5.3.3 Organigramme de l'implantation du groupe
5.4 Iran
5.5 Inde
5.6 Actionnariat
5.6.1 Famille Peugeot
5.6.2 Répartition du capital
6 Direction de l'entreprise
6.1 Directoire
6.2 Présidents successifs du directoire
6.3 Conseil de surveillance
6.4 Comité exécutif
7 Politique sociale et environnementale
7.1 Syndicats
7.2 Diversité et mesures contre les discriminations
7.3 Politique environnementale
7.4 Sécurité au travail
7.5 Langue de travail
7.6 Critique
7.7 Condamnations judiciaires
7.7.1 Droit du travail
7.7.2 Sécurité au travail
7.7.3 Droit de la concurrence
8 Activité de lobbying
8.1 Auprès de l'Assemblée nationale
8.2 Auprès des institutions de l'Union européenne
9 Notes et références
9.1 Notes
9.2 Références
10 Voir aussi
10.1 Articles connexes
10.2 Liens externes

Histoire
Fondation de PSA

PSA (Peugeot Société Anonyme) est fondé à la mi-196616 pour former le holding du groupe automobile du même nom. Il s'agit en fait d'un transfert juridique de la Société des Automobiles Peugeot qui devient PSA.
Rachat de Citroën

La naissance de PSA Peugeot Citroën intervient en avril 197617 à la suite de l'absorption de Citroën SA par Peugeot SA en décembre 19741 à la demande du gouvernement français, car Citroën est en faillite et au bord du dépôt de bilan.

Peugeot supprime les projets Citroën non rentables et un premier modèle standardisé apparaît, la Citroën LN, qui reprend la carrosserie du coupé Peugeot 104 et le moteur de l'Ami 6.
Rachat de Chrysler

Ayant réalisé de bons résultats depuis 1976 grâce à des finances soigneusement gérées, le groupe PSA Peugeot Citroën annonce le 10 août 197818 le rachat de Chrysler Europe (4,5 % du marché européen avec Simca en France, Rootes en Grande-Bretagne et Barreiros en Espagne) pour 230 millions de dollars (1 milliard de Franc français), devenant le no 1 européen et no 4 mondial derrière General Motors, Ford et Toyota. La cession comprend aussi le contrat de fournitures de pièces détachées à Iran Khodro pour y assembler la Paykan, puis ultérieurement d'autres véhicules Peugeot19. Sur le plan du capital, Chrysler se voit offrir 14,4 % de Peugeot SA, et devient le deuxième actionnaire de référence tandis que la famille Peugeot rétrograde de 49 % à 37 %. Dans le contexte politique de l'époque avec une possible victoire de la Gauche aux élections législatives, l'allié américain complique une éventuelle nationalisation, alors que Chrysler se décharge de ses filiales européennes20.

En juillet 1979, Chrysler Europe prend le nom de Talbot, qui avait été racheté par Simca dans les années 1950. Trois marques composent alors le groupe français PSA : Peugeot, Citroën et Talbot. La renaissance de Talbot est difficile : elle tombe au moment du deuxième choc pétrolier et la marque n'a pas de petit modèle à vendre, segment où se fait la croissance du marché. Jean-Paul Parayre fusionne alors les réseaux Peugeot et Talbot en France à l'automne 198021.

Les affaires ne marchent pas beaucoup mieux pour Citroën et Peugeot confrontés au vieillissement de leurs modèles. De plus, en mai 1982, les usines d'Aulnay et de Poissy connaissent des grèves dures. Sur place, les syndicalistes de la CGT se battent contre ceux du syndicat maison, la CSL22.

Cette époque coïncide en outre avec l'arrivée chez Citroën, en 1980, de Georges Falconnet à la direction commerciale, et avec lui d'une collaboration suivie avec Jacques Séguéla.

La petite Talbot Samba est lancée en 1981, mais comme les autres modèles Talbot, ses ventes subiront une baisse régulière. À la mi-juillet 1983, Peugeot-Talbot annonce 7 371 suppressions d'emplois, soit 9 % des effectifs du groupe. Le 27 juillet 1983, Jacques Delors déclare : « Une meilleure structure financière permettrait à Peugeot de régler ses problèmes sociaux de manière moins brutale ».
La présidence de Jacques Calvet
Peugeot 205, succès européen de PSA
Citroën BX, elle sauvera Citroën de la faillite dans les années 1980. Pour marquer son lancement, elle sera présentée sous la Tour Eiffel à Paris.

Alors, la famille Peugeot fait appel aux services de l'énarque Jacques Calvet qui est nommé président du directoire. Emblématique et médiatisé, il dirige le groupe durant 13 ans, de 1984 à 199723 en le restructurant profondément pour en assurer le sauvetage. La banque d'organes communs aux deux marques lancée par Jean-Paul Parayre est développée méthodiquement, engendrant de grosses économies dans les coûts de revient pour maintenir des prix de ventes compétitifs face à la concurrence.

PSA va alors développer une synergie entre ses marques et développer des projets sur les mêmes bases pour limiter les coûts de production. Grâce aux modèles Citroën BX et Peugeot 205, les deux marques se redressent tandis que Talbot disparaît en France en 1986. La plate forme de la Citroën ZX est reprise par la Peugeot 306, puis par la Citroën Xsara, la Citroën Xsara Picasso et en partie par le premier Citroën Berlingo / Peugeot Partner.

Si, Jacques Calvet, dans toute sa communication, conférences de presse, discours, etc, met toujours en avant les deux marques sans jamais privilégier l'une par rapport à l'autre, c'est moins le cas pour les produits. Certains lui reprocheront d'avoir banalisé les modèles Citroën dans les années 1990.
La présidence de Jean-Martin Folz
Citroën C6, véhicule de la présidence française

Jean-Martin Folz succède à Jacques Calvet de 199723 à 200624.

Après deux ans passés à étudier le Groupe et la concurrence au sein de la Direction de la Stratégie, Jean-Martin Folz lance dès son accession à la présidence une politique de plates-formes destinée à structurer tant la communauté de composants entre les véhicules du Groupe que son organisation technique et industrielleNote 3. Il fait adopter le pilotage par projet des nouveaux développements véhicules et organes mécaniques25 et fusionne tout l'"Amont Technico-Industriel" (production, études et méthodes) pour ne laisser aux deux marques du Groupe que leur structure commerciale, marketing et communication. Il regroupe donc les fabrications des modèles Citroën et Peugeot dans les mêmes usines26 et renforce le groupe à l'international dans les pays à forte croissance (Brésil et Chine).

Pour réduire les coûts de recherche et de production, PSA mène depuis plusieurs années des coopérations ciblées avec d'autres constructeurs, les plus anciennes sont avec Renault (mécanique) depuis 1966 et Fiat avec les filiales Sevel (utilitaires légers Citroën C25 - Peugeot J5) depuis 197827. De nouvelles alliances sont nouées avec Ford (tous les moteurs diesel), Toyota (petite voiture d'entrée de gamme), BMW (moteurs essence) et Mitsubishi (SUV).

Le groupe connaît une nouvelle forte croissance jusqu'à 2003, notamment grâce au succès de la Peugeot 206, Citroën Xsara Picasso, Peugeot 307, aux gammes de moteurs diesel et à la politique de coopération.

L'année 2004 fut, selon les deux directeurs généraux de Peugeot et de Citroën, pour les deux marques du groupe, « convenable » mais contrastée. En Europe, où le groupe avait un important programme de lancement de nouvelles voitures, le phénomène de guerre des prix s'est amplifié, alors que la croissance en Chine est décevante, car il y a trop de constructeurs pour ce marché[réf. nécessaire].

Malgré le lancement en 2005 de la 1007 et le duo Peugeot 107 et Citroën C1, premiers véhicules produits en coopération avec Toyota à Kolin (République tchèque), les ventes ont continué à stagner et les résultats à baisser. Au premier semestre 2006, les résultats subissent une baisse de plus de la moitié, ce qui contraint Jean-Martin Folz à annoncer un plan d'économies.

En 2006, les ventes mondiales du groupe, à 3 365 900 (dont 68,22 % en Europe, 13,8 % de part de marché), ont baissé de 0,7 %28, dont 1 959 800 (dont 62,50 % en Europe, 7,4 % de part de marché) pour Peugeot, (+1,8 %) et 1 406 100 (dont 76,19 % en Europe, 6,4 % de part de marché) pour Citroën (+0,8 %)29. Folz annonce son départ. Christian Streiff est choisi fin 200624 et lui succède début 200730.
La présidence de Christian Streiff
Peugeot Bipper, utilitaire de l'année 2008
Entraînement électrique de la PSA Peugeot Citroën : 20 kW à 5 500 tours par minute, moteur à courant continu, 91 km/h, avec un ratio fixe ; en arrière : accumulateur nickel-cadmium : capacité de 100 ampères-heures, 120 volts, 300 kg ; ce qui est très durable et résistant au froid. Chargeur embarqué max. 3 kW correspond à gagner 15 km de portée par heure. Pour Peugeot 106 électrique, Citroën électrique Saxo (les deux best-sellers), Citroen AX électrique et le transport Citroën Belingo électrique et Peugeot Partner électrique, un total de plus de 10 000 exemplaires. Photographié en Museum Autovision, Altlußheim

PSA annonce 4 800 suppressions d'emplois par départs volontaires majoritairement en France en avril 2007, expliquant que le groupe est dimensionné pour produire 4 millions de véhicules alors qu'il n'en vend que 3,4 millions. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 6,5 %31.

Le groupe annonce un plan stratégique CAP 2010 qui prévoit une forte croissance à l'international et une baisse des frais de structures (10 % des cadres ont quitté le groupe en 2007)32, une plus grande différenciation des deux marques combiné à un approfondissement des synergies internes, afin de parvenir à une remontée de la rentabilité vers 6 %. L'objectif est alors de retrouver une part de marché de 15,5 % en Europe en y vendant 300 000 unités de plus entre 2006 et 2010 (dont un quart proviendra de la hausse des utilitaires légers)33.

En 2007, les ventes mondiales du groupe ont augmenté de 1,8 % à 3 428 000 unités (13,9 % de part de marché) dont 67,77 % en Europe, réparties entre 1 967 000 (+0,4 %) pour Peugeot (7,3 % de part de marché) dont 62,18 % en Europe et 1 461 000 (+3,9 %) pour Citroën (6,6 % de part de marché) dont 75,22 % en Europe. La bonne année de Citroën est basée sur une gamme renouvelée avec le grand succès des nouveaux Citroën C4 Picasso, alors que celle de Peugeot déçoit (les ventes sur le rentable marché ouest-européen ont chuté de 20 % en cinq ans34). Au niveau mondial, les ventes du groupe ont progressé de 3,8 %, dont plus 30 % au Brésil et en Argentine35.
Citroën DS5. L'année 2009 marque l'avènement d'une nouvelle gamme de véhicules premium avec la Citroën DS3.

Prenant acte que la progression du diesel touche à sa fin, PSA a annoncé le lancement en 2010-2011 d'un nouveau moteur essence tricylindre de 70 à 100 ch avec pour objectif des émissions de moins de 100 g de CO2 par km. Produit à Trémery dès 2010, il doit être fabriqué à terme à 1 million de moteurs EB par an36. Dans la même veine écologique/bon marché, Citroën a confirmé vouloir industrialiser pour 2012 le projet C-Cactus, voiture essentielle” ne disposant « que des pièces nécessaires » (soit deux fois moins que sur un véhicule classique dans l’habitacle), à la vitesse limitée à 130 km/h37. Enfin, PSA a confirmé ensuite le lancement début 2011 d'une Peugeot électrique en partenariat avec Mitsubishi et deux hybrides diesel/électrique dotés de la technologie Hybrid4 présentée au Mondial de l'automobile sur la base des Peugeot 3008 et la Citroën DS538.

Au 1er semestre 2008, PSA tient ses objectifs avec une croissance des ventes mondiales de 4,6 % et trouve en la Peugeot 308 et la Citroën C5 II deux succès alors que le groupe conforte son leadership européen dans les utilitaires légers39. Toutefois, la baisse des marchés européens à la suite de la crise financière de l'été 2008 oblige le groupe à des mesures de réduction brutale de la production en Europe40, qui ne pourront être compensés par le développement des ventes sur les autres continents, pour lesquels le groupe lancera en 2011 le véhicule d'entrée de gamme comparable à la Dacia Sandero qui lui manque sur les marchés émergents41.

Encore en ligne avec l’objectif de Cap 2010 au premier semestre (3,7 % de marge opérationnelle pour le groupe avec 1,11 milliard d’euros), la crise économique a dégradé les comptes dans la dernière partie de l’année (-2,3 % avec une perte de 565 millions d’euros au deuxième semestre). PSA annonce une marge opérationnelle 2008 de 550 millions et une perte nette de 343 millions d’euros. Le chiffre d’affaires est en recul de 7,4 % à 54,35 milliards d’euros. PSA prévoit une baisse de ses ventes de 20 % en 2009 et un maintien à ce niveau en 2010, soit 2,6 millions de voitures (contre 3,26 millions en 2008). Le plan de 3 500 départs annoncé en 2008 passe à 11 000 42. Ces mauvais résultats et des tensions avec la Famille Peugeot conduisent le 29 mars 2009 au limogeage de Christian Streiff, remplacé par Philippe Varin43,44.

Bien qu'il se soit mis à dos tous ses partenaires, on lui doit la validation de la gamme premium (inaugurée par la Citroën DS3 et la Peugeot RCZ), succès qui éclot sous la période Varin45.
La présidence de Philippe Varin
Philippe Varin à Berlin, en 2013.

Philippe Varin annonce pour le premier semestre 2009 une perte nette de 962 millions d'euros et un chiffre d'affaires en baisse de 22 %46. En suivant les orientations du président du conseil de surveillance Thierry Peugeot44, Varin confirme vouloir « approfondir nos coopérations techniques avec nos partenaires actuels (…) Nous étudierons les opportunités [d'alliances] dans les pays émergents. À condition de rester indépendants, de créer de la valeur, et que ce soit cohérent avec notre stratégie », notamment afin de renforcer significativement le groupe hors Europe. En sus des véhicules faiblement émetteurs et d'une variante du véhicule électrique iMiEV de Mitsubishi, il annonce le lancement d'un hybride rechargeable émettant environ 50 g/km. Il vise alors une part de marché en Europe de 14 % et un retour à la rentabilité courant 201047. En août 2009, le groupe doit faire face à l'abaissement de sa notation par Standard & Poor's de « BBB-/A-3 » à « BB+/B », qui le fait tomber dans la catégorie spéculative de « junk bonds »48. Malgré un redressement au second semestre, PSA finit l'année avec une perte nette de 1,16 milliard d'euros49.

Le 3 décembre 2009, le groupe annonce étudier un rapprochement avec le constructeur japonais Mitsubishi50,51. Cependant cette alliance capitalistique avorte, les deux groupes annonçant le seul renforcement de leurs coopérations industrielles52.

Pour devenir global, PSA ambitionne de se renforcer significativement d'ici 2015 en Chine (en passant de 3 % à 8 % de part de marché) et au Brésil en adaptant mieux ses produits à la clientèle locale53. En Chine, le groupe réfléchit à la construction en 2010 d'une troisième usine avec Dongfeng54 et fonde le 9 juillet 2010 une nouvelle coentreprise avec Chang'an pour produire la marque DS, puis des utilitaires légers et des véhicules low-cost sous une troisième marque55. En juin, PSA nomme Grégoire Olivier directeur des opérations en Asie ; c'est le premier membre du directoire installé en permanence à l'étranger56, y décide le lancement de ses moteurs essence les plus modernes57 puis y présente un modèle en première mondiale, la Citroën DS558. En grave difficulté en Europe, la Chine devient au premier trimestre 2013 le premier marché mondial de PSA59.
La fiabilité et la sobriété des véhicules PSA sont récompensées par exemple par les prix de Taxi de l'année 2010-2011 pour le Peugeot 5008 et de Taxi de l'année 2013-2014 pour le Citroën C4 Picasso.

Le premier semestre 2010 voit un rebond du groupe avec 1,856 million d'unités vendues (dont 1,618 million pour les véhicules montés) soit une progression de 16,8 % par rapport à 200960. Les marchés extra-européens commencent à compter dans les résultats financiers, la Chine comptant en 2010 pour 14 % de ses bénéfices58. Mais le groupe rechute après l'été 2011: en novembre, PSA annonce la suppression de 6 000 postes en Europe dont 5 000 en France, pour anticiper une prévision sur la baisse des bénéfices61. Pour des raisons électorales, l'année de la fermeture du site d'Aulnay est retardée jusqu'à l'été 201262. PSA annonce également des cessions d'actifs dans la location de véhicules en 201163 puis en avril 2012, son siège du 75 avenue de la Grande-Armée à Paris64 ou encore 75 % de GEFCO en septembre 2012 aux chemins de fer russes RJD65.

En février 2012, PSA et General Motors annoncent une alliance incluant une prise de participation au capital de 7 % de GM chez PSA66. Également en février, le groupe annonce la fin de ses livraisons en direction du marché iranien. L'Iran représente alors 22 % des volumes de la marque et surtout « le premier débouché pour les véhicules particuliers devant la France (458 000 ventes de pièces de véhicules assemblés en Iran contre 441 790 en France en 2011) »67. Selon PSA, cette décision n'aurait de conséquence que pour 115 salariés à Vesoul68.

Le 12 juillet 2012, le groupe annonce la suppression de 8 000 postes en France et l'arrêt du site d'Aulnay-sous-Bois pour 201469. Le même jour, l'action de PSA Peugeot Citroën passe sous les 7 euros et atteint son plus bas historique70. Le 25 juillet 2012, le constructeur annonce une perte nette de 819 millions d'euros au premier semestre71, contre un bénéfice net de 806 millions un an plus tôt. Un plan d'économies de 1,5 milliard à l'horizon 2015 est annoncé72. Le 11 septembre 2012, Emmanuel Sartorius, expert mandaté par le gouvernement français, rend publiques les conclusions de son rapport73 concernant PSA Peugeot Citroën et met en cause la gestion du groupe, en dénonçant notamment une importante distribution de dividendes « inopportune à plusieurs titres ». Bien antérieurement, d'autres voix s'étaient élevées pour dénoncer une gestion déplorable par une famille indigne de ses ancêtres74. Le 24 septembre, PSA quitte l'indice CAC 4075.

Alors que des perspectives de faillite à l'horizon 2015 sont évoquées76, l'action PSA chute en novembre 2012 à moins de 4,5 euros, valorisant le groupe à seulement 1,59 milliard d'euros77, précipitant l'abandon du projet de fusion d'Opel avec la division automobile de PSA78. Le 11 décembre 2012, PSA annonce la suppression de 1 500 postes supplémentaires portant leur cumul à 11 200 entre mai 2012 et mai 201479. En octobre 2013, un accord de flexibilité est signé entre la direction et quatre organisations syndicales80. En février 2013, la direction de PSA annonce une perte de 1,5 milliard d'euros pour la division automobile en 2012 (5 milliards d'euros en prenant en considération des dépréciations d'actifs et en termes de présentation comptable)81. Le 11 avril 2013, l'agence de notation Moody's annonce baisser d'un cran la note de crédit de PSA de Ba3 à B1, en raison de pertes plus importantes que prévu dans sa division automobile et de « difficultés persistantes de la restructuration des activités automobiles »82. Le Groupe annonce début 2013 un repositionnement de ses marques : montée progressive en gamme de Peugeot, plus grande différenciation des lignes DS et C de Citroën, cette dernière étant positionnée plus en entrée de gamme83.
Le Citroën C-XR Concept, présenté au salon Auto China 2014, a été conçu sous la présidence de Philippe Varin.

Le 12 décembre 2013, le constructeur américain General Motors annonce la vente de l’intégralité de ses 7 % du capital de PSA, signant le constat d'échec des ambitions annoncées, le même jour où PSA annonce des pertes 2013 plus lourdes que prévu et 1,1 milliard d'euros de dépréciations d'actifs84. La fusion avec Opel a été rapidement abandonnée78 et les projets de coopération sont restés plus faibles qu'escompté et limités au périmètre européen (achats, logistique, production de monospaces, moteurs84...)85,86. À la suite du rapprochement avec GM, des anciennes coopérations doivent être stoppées : BMW met fin à celle dans le domaine des véhicules hybrides87. Celui avec Ford dans les moteurs diesel est un temps menacé86,84 puis reconduit en 201588.

Le 25 novembre 2013, les médias français annoncent le remplacement du président du directoire Philippe Varin par l'ancien numéro 2 de Renault Carlos Tavares dans le courant de l'année 201489. Cherchant à renforcer sa structure financière et sa coopération industrielle, le conseil de surveillance de PSA valide une augmentation de capital de 3 milliards d'euros. Cette opération comprend une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros (750 millions provenant de Dongfeng et de l’État français, soit 14 % du capital chacun) et 1,5 milliard qui proviendrait du marché90. Le 18 février 2014, le conseil de surveillance de PSA donne son accord pour l'augmentation de capital91. PSA négocie aussi l'entrée au capital de Banco Santander au capital de Banque PSA Finance afin de renforcer sa filiale et de réduire ses coûts de refinancement92.

Le 26 mars 2014, Philippe Varin officialise l'accord faisant entrer l'État et le constructeur chinois Dongfeng à hauteur de 14 % chacun dans le groupe PSA, puis il cède son poste à Carlos Tavares93.
La présidence de Carlos Tavares
Carlos Tavares en septembre 2016

Carlos Tavares annonce en avril 2014 son plan de relance de PSA, nommé Back in the race, qui passe notamment par une rationalisation de la gamme qui devrait passer de 45 à 26 véhicules pour les trois marques, et par une réduction des coûts de l'outil de production. Tout en confirmant les objectifs en Chine, il veut redresser la situation déficitaire du groupe en Amérique latine et en Russie sous trois ans, tout en pénétrant mieux le marché africain et le bassin méditerranéen94.

Après les trois unités de Wuhan, PSA obtient durant l'été 2014 le feu vert pour une quatrième usine à Chengdu95. Grâce à la stratégie mise en place sous la présidence de Philippe Varin, les ventes de Dongfeng Peugeot-Citroën Automobiles (DPCA) ont bondi de 28 % au premier semestre 2014, dans un marché global en hausse de 12,3 %96. Huitième groupe en Chine en 2013, PSA prévoit de dépasser les 5 % de parts de marché, grâce au développement de sa marque DS et au succès de ses récents Citroën C-Elysée, Peugeot 2008 et Citroën C3-XR. Dongfeng Citroën se classe en tête dans l’enquête de satisfaction de J.D. Power en Chine97, Dongfeng Peugeot avec 737 points se situant lui aussi nettement au-dessus de moyenne de 671 points des constructeurs généralistes.

PSA Peugeot Citroën s'engage à maintenir une forte production de véhicules en France98,11 malgré la tendance générale de fermeture d'usines et de baisse de la production en Europe99. Quinze véhicules PSA, à savoir trois DS, trois Citroën et neuf Peugeot, attestent du label Origine France Garantie100,101,102. PSA Peugeot Citroën a aussi annoncé un plan de modernisation de ses sites de production en France d'un montant de 1,5 milliard d’euros entre 2014 et 2017. Ces investissements se répartissant en 400 millions d’euros pour le site de Mulhouse, 300 pour celui de Sochaux et 90 pour celui de Rennes. PSA souhaite ainsi baisser ses coûts de 500 euros par véhicule et généraliser la production de plusieurs modèles sur une seule ligne103.

En avril 2015, PSA lance les études d'une nouvelle future plate-forme dite CMP, qui succèdera à l'EMP1, en coopération avec Dongfeng qui financera son développement à hauteur de 40 %. 20 % moins chère que sa devancière et plus légère de 40 à 45 kg, la CMP servira au segment B (208, C3...) et l’entrée de gamme du segment supérieur (301 ou C-Élysée)104. En 2014, PSA Peugeot-Citroën se situe en première position des plus faibles émissions de CO2 en Europe105. Cet accord est prolongé en mai 2016 par une alliance à parité sur le développement de la plate-forme « e-CMP » pour des véhicules électriques106 dont les modèles seront lancés dès 2019107.

En 2015, les ventes de PSA progressent de 1,2 % à 2,973 millions de véhicules grâce au redressement du marché européen108, ce qui permet à PSA d'afficher un chiffre d'affaires de 56,3 milliards d'euros (+5,7 %) et pour la première fois depuis plusieurs années un résultat net positif à hauteur de 1,2 milliard d'euros, avec une marge opérationnelle de 5 % pour la division automobile109. Ce redressement est aussi sensible en Amérique du Sud, où PSA est pour la première fois bénéficiaire en 2015. Présent industriellement en Argentine depuis 1999 et au Brésil depuis 2001, PSA avait déjà réalisé des bénéfices sur certains pays, mais jamais sur la zone complète. La production s'est concentrée sur les modèles essentiels et les effectifs réduits de 3 000 personnes. En deux ans, le seuil de rentabilité est abaissé de 400 000 véhicules à moins de 150 000. Bien anticipée, la baisse des deux principaux marchés a été partiellement compensée par un développement commercial au Mexique et le couloir andin (Chili-Pérou-Colombie)110,111.

PSA lance en mars 2016 sa nouvelle génération de Peugeot Expert et Citroën Jumpy, maintenant basés sur la plate-forme EMP2, et affirme à cette occasion vouloir devenir un acteur mondial dans les utilitaires légers en triplant ses ventes pour les porter 1,2 millions d'unités par an112.

En avril cette même année, PSA Peugeot Citroën devient PSA Groupe et prend un logo différent. Le 5 avril, Carlos Tavares présente un nouveau plan nommé Push to Pass qui annonce 28 futurs modèles d'ici 2021 dont Citroën souhaite augmenter ses ventes de 10 % en 2018 sur la croissance de ses modèles et faire un retour aux États-Unis113. PSA annonce une baisse de 0,2 % de ses ventes mondiales au premier semestre 2016, le net redressement observé en Europe étant effacé par une chute de 19 % des ventes en Chine où sa part de marché passe de 4,2 à 3 %, faute d'offrir assez de modèles SUV et face à la concurrence des marques chinoises moins chères114. Néanmoins, PSA affiche des résultats financiers impressionnants avec une marge opérationnelle de 6,8 % malgré une baisse à 5,7 % de celle de DPSA en Chine115. La baisse de la part de véhicules diesel (73 % en 2012 contre 52 % en 2015 en France) au profit des moteurs essence conduit PSA à rééquilibrer ses capacités dans ses usines de moteurs116.

Le 28 juillet 2016, toujours dans la cadre du plan Push to Pass, plusieurs changements sont annoncés dans les compositions du Directoire et du Comité exécutif. Grégoire Olivier prend la tête d'un nouveau département centré sur les services de mobilité (autopartage, flottes d'entreprises, services connectés), et lègue son poste à la Direction Asie à Denis Martin, jusque là responsable de la région Europe. Cette dernière est reprise par Maxime Picat, alors directeur de la marque Peugeot, tandis que lui-même est remplacé par Jean-Philippe Imparato, qui officiait au Département Retail et distribution. Ces évolutions sont prévues pour une application à compter du 1er septembre 2016117.

Le 28 septembre 2016, Carlos Tavares annonce le lancement de Free2Move. Cette nouvelle marque fédère, au moyen d'une plateforme, l'ensemble des services de nouvelles mobilités pour satisfaire les différents besoins de déplacement de ses 15 millions de clients118. Dans le plan stratégique Push to Pass, PSA développe six nouvelles branches (les nouvelles mobilités, le véhicule d'occasion, les services de connectivité, pièce de rechange...). Pour cette dernière, PSA veut devenir un leader mondial multimarques avec les pièces de ses propres marques, la vente à distance multimarques par Mister Auto ainsi que la réparation et la maintenance via EuroRepar Car Service119.

PSA annonce fin 2016 300 millions d’euros d’investissement sur son site argentin de Buenos Aires redevenue rentable en 2015120. En 2016, les ventes progressent de 17 % de janvier à octobre 2016, pour 149 000 unités écoulées sur cette période.

Fin janvier 2017, le groupe annonce son retour sur le marché indien dans le cadre d'une alliance avec Hindustan Motors et Avtec, deux filiales du conglomérat CK Birla Group (en)121. Puis, le rachat de la marque Ambassador, pour 800 millions de roupies (soit environ 11,2 millions d'euros), est annoncé début février 2017. Cette marque possédant une excellente image en Inde, des rumeurs annoncent le lancement d'une marque low-cost sur place pour concurrencer notamment la Renault Kwid qui se vend très bien122.

Fort de l'amélioration de ses résultats123, PSA envisage en février 2017 de prendre le contrôle d'Opel et de sa filiale anglaise Vauxhall, division européenne de General Motors en difficulté depuis plusieurs années. Ce rapprochement confirmé le 6 mars 2017, déjà tenté en 2012 puis reporté, vise à rationaliser ses sites de production en profitant d'importantes économies d'échelles. Le nouvel ensemble ainsi créé représente 4,3 millions de véhicules vendus par an124, soit le deuxième fabricant européen. Le montant total du rachat s'élève à 2,2 milliards de dollars dont 1,3 sont consacrés aux activités de production automobile125. Le reste du montant couvre quant à lui le rachat des activités de financement GM Financial Europe à part égale avec BNP Paribas. En parallèle, PSA se positionne pour entrer au capital du constructeur malaisien Proton en difficulté et officiellement en vente depuis quelques mois126. Ultime signe de son rétablissement, PSA fait le pari des micros usines pour tester de nouveaux marchés (Éthiopie, Tunisie, Kenya après celles du Kazakhstan, du Nigeria, de Malaisie et du Vietnam)127. Également en février, PSA entre au capital d'Autobiz, spécialisé dans le véhicule d'occasion, ce qui confirme les ambitions du groupe dans ce domaine128.

Au premier semestre 2017, le chiffre d’affaires augmente de 4,9 %, malgré la chute en Chine, grâce au retour en Iran et au dynamisme de Faurecia129.
Identité visuelle (logo)

Logo de PSA Peugeot Citroën dans les années 1980.

Logo de PSA Peugeot Citroën de 1991 à 2016.

Logo du groupe PSA depuis 2016.

Production
Véhicules
Articles détaillés : Citroën, Peugeot et DS Automobiles.

PSA produit des véhicules personnels détaillés dans les articles de quatre marques généralistes : Citroën, Peugeot ainsi que Vauxhall et Opel depuis 2017. Lancée en 2010 comme une déclinaison de modèles Citroën, DS est devenue une marque autonome en 2014130.

PSA produit également des utilitaires légers. Avec plus de 20 % de part de marché, PSA en est le leader européen. Le groupe collabore depuis 1978 avec Fiat pour la gamme Boxer-Jumper à Val Di Sangro, Expert-Jumpy à Valenciennes et Nemo-Bipper chez Tofas à Bursa en Turquie131,132. Il produit en revanche seul, dans son usine de Vigo (Espagne), les Partner et Berlingo, aussi assemblées au Portugal dans la petite usine PSA de Mangualde et par le constructeur partenaire Karsan en Turquie. Berlingo et Partner représentent 50 % des volumes de véhicules utilitaires légers PSA.

Via son entité Peugeot Citroën Moteurs, PSA commercialise des pièces telles que des châssis, moteurs ou boîtes de vitesses destinés à être vendus à d'autres constructeurs, notamment des artisans tels que PGO, DeLaChapelle ou encore Side-Bike ainsi que des concurrents comme BMW ou Suzuki (moteurs diesel).
Innovations techniques et de sécurité

En 1955, la Citroën DS est la première voiture de production à utiliser des freins à disques.
En 2000, les premiers filtres à particules pour moteurs diesel sont lancés en mai 2000 sur la toute nouvelle 607133. La technique d'additivation brevetée permettant la régénération du FAP reste un avantage concurrentiel pendant plusieurs années134. Le brevet de l'additif appartient à Rhodia135.
En 2005, Citroën est le premier fabricant à installer un système d'alerte de franchissement de lignes (LDWS, pour Lane departure warning systems) en Europe sur ses voitures, en l’occurrence les Citroën Citroën C4, C5 et C6.
La technologie PSA Hybrid4 place PSA au deuxième rangs des ventes de voitures hybrides en Europe[Quand ?]. Cette technologie hybride allie un moteur thermique à un moteur électrique à récupération d’énergie de freinage, limitant ainsi au maximum le poids de l'hybridation, et accroît la puissance délivrable immédiatement, grâce au moteur électrique. En 2013, 33 % des Citroën DS5, 25 % des Peugeot 508 et 20 % des Peugeot 3008 sont vendues en motorisation Hybrid4. Fin 2013, PSA a vendu un cumul de 50 000 Hybrid410.
Les nouvelles générations de moteurs essence EB PureTech et EB Turbo PureTech136, fabriqués à l'usine de Trémery, se basent sur de nombreuses innovations et notamment à 121 brevets136 pour optimiser la combustion, les frottements etc. Le moteur PSA trois-cylindres 1.2 PureTech a reçu la récompense de meilleur moteur international de l'année en 2015 (2015 International Engine of the Year) dans sa catégorie et est classé deuxième toutes catégories confondues devant les dizaines de ses concurrents137.

Le Groupe PSA est également la 1re entreprise en termes de dépôts de brevets en France jusque 2016 avant d'être devancé par Valeo138.

PSA planifie la mise en place de la conduite semi-autonome (fonctions autonomes sous surveillance conducteur) sur ses véhicules à l'horizon 2018. L'arrivée des fonctions véritablement autonomes (« hands off » et « eyes off », c'est-à-dire sans contrôle ni surveillance par le conducteur) n'est toutefois pas prévue avant 2020139.
Coopérations industrielles

Sous l'ère Folz, le groupe résiste à la mode des fusions-acquisitions, souvent malheureuses (Mercedes-Benz-Chrysler, Fiat-General Motors, etc.) et multiplie les partenariats ciblés avec des concurrents. Les présidents suivants poursuivent globalement cette politique. Au-delà des anciennes collaborations dans les boîtes de vitesses automatiques et la détention commune de la Française de Mécanique (avec Renault) et les V6 essence (avec Renault et Volvo), les utilitaires légers (avec Fiat, qui expirant en 2017 pour SEVEL Nord140), de nouvelles collaborations sont engagées :

avec Ford pour une gamme complète de moteurs Diesel : DV, DW (à partir de la 2e génération), Puma (utilitaires)141 et V6142. En 2015, le partenariat dont la dissolution fut évoquée au moment de l'alliance avec GM est prolongé au-delà de 201788.
avec BMW pour des moteurs essence de moyenne puissance montés dans les gammes du groupe PSA, de BMW et de Mini (qui appartient à BMW) (signé en 2006, renouvelé en 2010143) : moteurs Moteur EP, prolongée pour une nouvelle gamme de moteurs essence et des éléments de traction hybride144. Le second projet ne se concrétise pas88.
avec Toyota pour les petites voitures assemblées à Kolin : Aygo, 107/108, C1.
avec Fiat et Tofas pour des petits utilitaires légers : Nemo, Bipper et Fiorino. La fin de cette coopération est annoncée en 2016 et ces modèles remplacés par des véhicules produits dès 2018 à Vigo en coopération avec Opel145.
avec Mitsubishi pour des SUV. C. Streiff étend le partenariat à la construction en commun de l'usine PSA de Kalouga et aux recherches sur les véhicules électriques. Le partenariat ne sera pas reconduit au-delà de 2018146.
avec Dongfeng dans le cadre d'une coentreprise en Chine ainsi que pour produire un pick-up léger dès 2018146.
avec Chang'an pour produire dès fin 2012 la marque DS, des véhicules low-cost et des utilitaires légers55. En 2017, un accord est signé dans le but d'installer la marque DS en Chine147.
avec Saipa en juillet 2016 dans le but de fabriquer et commercialiser des véhicules de la marque Citroën sur le marché iranien148.
avec CK Birla Group (en) en janvier 2017 pour constituer deux coentreprises, destinées dans un premier temps à produire 100 000 véhicules et à terme à installer Groupe PSA sur le marché indien, qui devient de plus en plus important pour les constructeurs121.
avec General Motors à la suite du rapprochement de 2012149 pour produire des SUV. En mars 2017, le groupe PSA rachète la division GM Europe.

Implantations du groupe
Implantations industrielles du groupe PSA dans le monde en 2008.

Les usines de productions/assemblages de véhicules du groupe sont :

en France : Poissy, Sochaux (la plus grande de France, la 2e en Europe[réf. nécessaire]), Mulhouse-Sausheim, Rennes (la Janais), Valenciennes:Sevel Nord (avec Fiat jusque 2012).
dans le reste de l'Europe : Vigo et Madrid-Villaverde (Espagne), Mangualde (Portugal), Kolin (République tchèque avec Toyota), Trnava (Slovaquie), Val di Sangro (avec Fiat) (Italie), Kalouga (Russie).
sur d'autres continents : Buenos Aires (Argentine), Porto Real (Brésil), Wuhan I, II et III, CAPSA à Shenzhen (Chine), Iran Khodro (partenaire Peugeot en Iran), Turquie (utilitaires Bipper et Nemo avec Fiat et Tofaş). De 1996 et 2000, PSA fait fabriquer 30 000 Citroën AX sous licence par le constructeur malaisien Proton150.
productions mineures : Jizzakh (Ouzbékistan)151, Kostanaï (Kazakhstan)152, Kaduna (Nigeria), Le Caire (Égypte), au Viêt Nam en partenariat avec Thaco150, Wukro (Èthiopie) pour un assemblage CKD en coopération avec Mesfin Industrial Engineering153, Uruguay, Chili, Indonésie, Thaïlande, Zimbabwe, Kenya.

Si PSA assure la majorité de sa production dans ses propres usines ou celles de ses coentreprises (en Chine et en Tchéquie), plusieurs centaines de milliers d'unités sont produites en kit annuellement en Iran jusqu'à leur arrêt en 2012. PSA fait aussi assembler des véhicules 206 (depuis 2006), 206+ tricorps (2010) et 408 (en 2011) par le malaisien Naza154.

Les principaux pays de production de PSA étaient en 2009 de très loin la France avec 1 220 660 véhicules , suivie de l'Espagne avec 507 312 unités , et de l'Iran avec 336 228 voitures, et enfin la Chine, la Tchéquie et la Slovaquie ont des chiffres comparables, avec respectivement 262 889, 232 140, et 204 124 automobiles 155. En revanche, l'usine nigériane du groupe est dans un état léthargique, avec seulement 96 voitures assemblées en 2009, tout comme l'unité de production autrichienne du constructeur qui n'a monté que 143 véhicules. De façon surprenante, PSA ne communique pas en 2010 sur son site officiel sur ses activités iraniennes, ni dans son rapport annuel officiel (qui ne comporte qu'une seule mention sur une carte)156.

En juin 2015, PSA annonce l'ouverture d'une nouvelle usine d'une capacité initiale de 90 000 véhicules par an à Kénitra au Maroc pour y fabriquer des modèles issus de la plate-forme CMP. Pour Carlos Tavares : « Nous nous sommes donné pour ambition de vendre dans cette région un million de véhicules à l’horizon 2025 dans la zone Afrique-Moyen-Orient, contre 200 000 attendus cette année. Pour ce faire, nous devrons nous appuyer sur des sites de production au cœur des marchés, comme le Maroc, le Nigeria et peut-être demain l’Algérie »157. Pour Jean-Christophe Quémard, « Dans notre objectif d’un million de véhicules vendus dans la zone Afrique-Moyen-Orient en 2025, 450 000 le seront en Iran, 200 000 au Maroc et les 350 000 autres exemplaires sur le reste de la zone » avec l'idée de passer pour l'Iran d'un assemblage CKD à une coentreprise détenue à parité158. Si la production au Nigéria resta anecdotique, un projet implantation en Algérie est un stade avancé. Les usines chinoises pouvant aussi alimenter le continent, Quémard axe ses efforts sur le marketing, l’adaptation des produits aux consommateurs africains et la distribution commerciale159.

À la faveur de levée des sanctions internationales contre l'Iran, PSA signe en janvier un accord prévoyant la création d'une coentreprise avec Iran Khodro, abandonnant progressivement le simple assemblage pour se calquer sur le modèle déployé en Chine. Les partenaires doivent investir jusqu’à 400 millions euros en cinq ans. pour ouvrir une nouvelle usine à Téhéran en semestre 2017 pour produire jusqu’à 200 000 véhicules de marque Peugeot (208, 2008 et 301) avec 70 % de pièces produites localement pour le marché local et celui des pays voisins160. Pour compenser son départ soudain en 2012161, PSA concède 427 millions d’euros de dédommagements à Iran Khodro par le biais de remises ou de réductions sur les royalties à venir162. Le 21 juin 2016, la signature de la coentreprise entre PSA et Iran Khodro est officialisée163. La marque Citroën prépare un accord avec son ancien partenaire Saipan160

Direction Technique et Industrielle :

moteurs : Douvrin (avec Renault), Trémery, Xiangyang (Chine) et de moindre importance Porto Real (Brésil), Jeppener (Argentine) et Hérimoncourt. En 2015, PSA produit environ 100 000 moteurs en Amérique du Sud, 800 000 en Chine, pour 2,4 millions en France164
boîtes de vitesses : Metz-Borny, Valenciennes.
Fonderie et forge : Caen, Mulhouse-Sausheim, Sochaux, Saint-Ouen, Sept-Fons, Vesoul, Charleville, Xiangyang (Chine).

Sous Carlos Tavares, PSA décide de produire plus de moteurs et transmissions sur les sites terminaux (Trnava, Kénitra et Téhéran et Kashan en Iran à l'horizon 2019) de façon à atteindre un d'intégration locale de 85 % en Amérique latine, 75 % en Eurasie et 70 % en Afrique-Moyen-Orient d'ici à 2021164.

Les centres d'études et recherches :

Vélizy A et B, 5 200 employés
La Garenne-Colombes, 2 793 employés
Sochaux, 2 050 employés
Carrières-sous-Poissy, 850 employés 165
À Shanghai (Chine) depuis 2008166.

Les centres d'essais :

Belchamp, 1 252 employés 167
La Ferté-Vidame, 178 employés

Les pôles tertiaires 1 et 2 :

Pôles Tertiaires de Poissy, 3 000 employés 168

Jusqu'à leur transfert sur un nouveau siège directions du groupe et des marques, les services financiers et autres sites principaux sont dispersés sur plusieurs sites en région parisienne à Paris (Le Moncey, Grande Armée, Fructidor), Asnières-sur-Seine, Melun-Sénart (fermé en 2012) et Cergy. Le centre informatique se trouve à Bessoncourt dans le Territoire-de-Belfort.

Les collections patrimoniales, Musée de l'Aventure Peugeot à Sochaux, Centre d'archives de Terre Blanche à Hérimoncourt, la collection de l'Aventure Automobile à Poissy (CAAPY) implantée sur le centre technique de Carrières-sous-Poissy et le conservatoire Citroën à Aulnay-sous-Bois, sont externalisées au 1er octobre 2015 et confiés à l'Association de l’Aventure Peugeot, qui bénéficiera d'une subvention de PSA169.
Principales anciennes implantations

En 1973, le site historique de Citroën à Paris sur le quai de Javel cède la place au site de Aulnay-sous-Bois170.

Les années 1980 voient la fermeture de nombreuses unités héritées de Citroën (Gutenberg-Paris 15e, 1980 ; Mulhouse, 1983 ; Clichy-la-Garenne, 1985 ; Nanterre, 1985 ; Levallois, 1988 ; Reims, 1992), Talbot (Linwood, 1981 ; Centres d’études de Whitley, 1983 ; Stocke, 1984 ; Bondy, 1984 ; La Rochelle, 1984 ; Sully-sur-Loire, 1985 ; Vernon, 1985 ; Mortefontaine, 1985 ; Valenciennes-Hordain, 1987), ainsi que les usines étrangères de Belgique (Citroën), d’Afrique du Sud (Citroën-Peugeot), d’Argentine (Citroën), du Maroc (Citroën), de Yougoslavie (Citroën), de Roumanie (Citroën-Oltcit)171.

En 2006, la direction annonce la fermeture de Ryton (Grande-Bretagne), effective en 2007, ancienne usine Talbot, héritée du rachat de Chrysler-Europe.

En 2014, fermeture du site de Meudon172, ainsi que de celui d'Aulnay-sous-Bois.
Principaux marchés

Le Groupe PSA est un groupe international. En 2014, les dix pays où ses ventes de véhicules ont été les plus élevées sont 173 :

Chine : 734 000
France : 637 682
Royaume-Uni  : 255 036
Espagne : 158 642
Italie : 144 355
Allemagne : 124 653
Belgique-Luxembourg : 95 289
Brésil  : 86 959
Argentine : 84 371
Pays-Bas : 64 922

Récompenses
Citroën XM, Voiture de l'année en Europe en 1990.
Citroën C5, Voiture de l'année en Espagne et en Irlande en 2009.
Peugeot 2008, Voiture de l'année en Italie, Espagne, et SUV de l'année en Belgique, Irlande, Malaisie, etc.
Peugeot 308, Voiture de l'année en Europe en 2014, et en Espagne, en Suisse.
Citroën C4 Cactus, Voiture de l'année en Espagne et au Danemark.
Voiture de l'année aux États-Unis

La Citroën SM a remporté le prix Motor Trend Car of the Year (en) en 1972.
Voiture de l'année en Europe

Huit véhicules du Groupe PSA ont été couronnés par le Trophée européen de la voiture de l'année, considéré comme le prix le plus prestigieux en Europe :

1969 – Peugeot 504
1971 – Citroën GS
1975 – Citroën CX
1988 – Peugeot 405
1990 – Citroën XM
2002 – Peugeot 307
2014 – Peugeot 308
2017 – Peugeot 3008

Onze véhicules du Groupe PSA se sont classés au deuxième ou troisième rangs des votes de ce concours.

1971 – Citroën SM
1980 – Peugeot 505
1984 – Peugeot 205
1988 – Citroën AX
1992 – Citroën ZX
1994 – Citroën Xantia
1996 – Peugeot 406
1999 – Peugeot 206
2003 – Citroën C3
2005 – Citroën C4
2007 – Citroën C4 Picasso

Voiture de l'année en Italie

Le prix de l'Auto Europa est décerné par le jury de l'Union italienne des journalistes automobiles (UIGA), qui récompense chaque année la meilleure voiture produite à au moins 10 000 unités dans vingt-sept pays de l'Union européenne et commercialisés entre septembre et août de l'année précédente.

1990 – Citroën XM
1992 – Citroën ZX
1994 – Citroën Xantia
2001 – Citroën Xsara Picasso
2002 – Citroën C5
2003 – Citroën C3
2005 – Citroën C4
2007 – Peugeot 207
2010 – Peugeot 3008
2012 – Citroën DS4
2013 – Peugeot 208
2014 – Peugeot 2008
2015 – Peugeot 308

Voiture de l'année en Espagne

1974 – Citroën GS
1977 – Citroën CX
1981 – Talbot Horizon
1984 – Citroën BX
1985 – Peugeot 205
1988 – Citroën AX
1992 – Citroën ZX
1994 – Citroën Xantia*
1999 – Peugeot 206
2002 – Peugeot 307
2003 – Citroën C3
2004 – Citroën C2
2005 – Peugeot 407
2006 – Peugeot 1007
2007 – Peugeot 207
2009 – Citroën C5
2012 – Peugeot 508
2013 – Peugeot 208
2014 – Peugeot 2008

(*) : la Renault Twingo I fut aussi élue gagnante du trophée en 1994
Voiture de l'année en Irlande

1997 – Peugeot 406
1998 – Citroën Xsara
2009 – Citroën C5
2010 – Peugeot 3008
2014 – Citroën C4 Picasso

Taxi de l'année en France

2005-2006 – Peugeot 407 SW 2.0 HDi 16v (Catégorie Break)
2007-2008 – Peugeot 407 SW 2.2 HDi 170 (Catégorie Break)
2008-2009 – Citroën C5 2.0 HDi 138 (Catégorie Berline)
2010-2011 – Peugeot 5008 1.6 HDi 110
2013-2014 – Citroën C4 Picasso e-HDi 115
2014-2015 – Peugeot 308 SW 2.0 BlueHDi 150

Ventes par année
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Les ventes du Groupe PSA (cumul des ventes de Citroën, DS, Peugeot) ont augmenté en 20169 :
Région
Année     Monde     Europe     Chine et Asie du Sud-Est     Moyen-Orient et Afrique     Amérique Latine     Inde et Pacifique     Eurasie
2016     3 146 382     1 930 258     618 352     383 489     183 907     19 886     10 490
2015     2 972 999     1 863 977     735 948     180 207     157 078     23 789     12 000
2014     2 938 372                         
2013     2 819 000                         
2012     2 965 000                         
Filiales et actionnariat
Logo de Faurecia
Logo de GEFCO
Filiales et coentreprises

Banque PSA Finance : financement de crédit à la consommation pour l'automobile et proposition de comptes d'épargne
EuroRepar Car Service : réseau de réparateurs automobiles agréés multi-marque174
Faurecia : quatrième équipementier automobile mondial
Gefco : entreprise franco-russe de logistique et de transport
Mister Auto : vente sur Internet de pièces détachées automobiles que PSA souhaite développer en Amérique du Sud et en Chine175 en se basant sur sa présence logistique dans ces régions
Peugeot Motocycles est depuis début 2015 détenu à 49 % par PSA, le solde étant la propriété du conglomérat Mahindra & Mahindra
Peugeot Citroën Moteurs176, anciennement Indenor : spécialiste de la conception de moteurs depuis 1898
Process Conception Ingénierie
WeDrive.mobi177 : service de covoiturage reposant sur une communauté d’utilisateurs
Peugeot Cycles
Peugeot Scooters

Coentreprises

PSA a établi des coentreprises en Iran avec Iran Khodro, en Chine, avec Dongfeng Peugeot-Citroën Automobiles (DPCA), Chang'an Automobile (CAPSA) et Guangzhou Automobile. En 2017, le groupe signe un accord avec Hindustan Motors afin de revenir en Inde à partir de 2020178.
Chine
Histoire

En 1992, PSA Groupe constitue une joint-venture avec Dongfeng Motors pour l’assemblage des Citroën ZX en Chine (DCAC) : une usine terminale est installée dans la province de Hubei, à Wuhan. Les activités mécaniques sont basées à Xiangfan.

En 2002, Dongfeng Motors et PSA Peugeot Citroën créent DPCA, joint-venture élargissant leur coopération en Chine (production de véhicules Peugeot et Citroën).

En 2010, le groupe signe une joint-venture avec China Changan Automobile Group en Chine (approuvée en juillet 2011 par les autorités chinoises) afin de commercialiser les véhicules de DS.

En 2013, PSA Peugeot Citroën inaugure une nouvelle usine à Shenzhen (Chine) en joint-venture avec Changan Automobile Group.

En 2014, a lieu la signature des accords définitifs entre PSA Peugeot Citroën, Dongfeng Motor Corporation, l'État français, EPF et FFP afin de sauver PSA Peugeot Citroën, alors au bord de la faillite179.

Implantations

PSA Groupe est fortement implanté en Chine avec ces deux partenaires Dongfeng à travers DPCA et Changan à travers CAPSA.

Ce pays est le deuxième plus gros producteur de véhicules pour le groupe avec 688 300 en 2015, contre 972 400 pour la France la même année.

Le Groupe PSA produit ces véhicules à travers 7 usines en Chine : 5 usines dans le partenariat DPCA, implantées à Wuhan, Shanghai, Beijing, Chengdu, Guangzhou et 2 usines à Shenzhen, Shanghai grâce au partenariat CAPSA.

Le groupe possède 2 938 points de vente à travers ses partenariats180.
Organigramme de l'implantation du groupe
Cartographie Peugeot Organigramme Chine.png

On peut constater sur la photo de droite, que Zhu YANFENG est implanté est à différent niveau dans l’organigramme du groupe PSA.

Il a un rôle d’actionnaire dans un premier temps (à travers Dongfeng avec 13,7 % d’actions), il est aussi présent dans le comité de surveillance de PSA Groupe et enfin le Président du premier partenaire de PSA Groupe en Chine avec Dongfeng. On remarque que la présence de ce partenaire à différents niveaux, il peut être risqué dans le pilotage de l’entreprise sur ce territoire et dans sa stratégie globale. Nous verrons par la suite comment se partenariat va évoluer dans les années à venir.
Iran

Iran Khodro

Inde

Premier (automobile) : de 1990 à 1997, construction de la Peugeot 309
Hindustan Motors : à partir de 2020178

En juin 2015, PSA Peugeot Citroën et le groupe Bolloré ont annoncé la création d'une coentreprise pour l'autopartage de véhicules électriques ou à faibles émissions de CO2, ainsi qu'une coopération dans le domaine des véhicules électriques. Le cabriolet Bluesummer sera fabriqué à l'usine PSA de Rennes à partir de septembre 2015 pour une capacité de 3 500 véhicules par an181.

Le 11 février 2017, PSA achète pour 800 millions de roupies (11 millions d'euros) la marque défunte à Hindustan Motors, propriété du groupe CK Birla, futur partenaire de PSA en Inde182.
Actionnariat
Famille Peugeot
Article détaillé : Famille Peugeot.

Les membres de la famille Peugeot détenaient au 31 décembre 2009 par divers biais 30,30 % des actions, mais 45,40 % des droits de vote. Et depuis que l'entreprise regagne de l'argent, la famille (et la Société PSA elle-même) ne cesse de racheter des actions pour renforcer son contrôle qui s'était amoindri lorsque la situation était compromise au début des années 1980183. La holding familiale Société Foncière Financières et de Participations détient à elle seule 22,13 % du capital du groupe à fin 2009184. Mais depuis le premier trimestre 2012, General Motors a fait son entrée dans le capital à hauteur de 7 % et la famille Peugeot, composée d'environ 300 porteurs de parts185, détient désormais 25 % du capital186, mais 38,1 % des droits de vote, via deux structures, Établissements Peugeot Frères (EPF) et Société Foncière, Financières et de Participations (FFP)187.

La famille Peugeot entendait ainsi contrôler le groupe, dont les présidents successifs se sont attachés à garantir l'indépendance. Jean-Martin Folz s'est vigoureusement opposé à une fusion avec un concurrent, y substituant des coopérations, et vantant la stabilité de gestion et la vision de long terme apportée par la famille. Toutefois, Christian Streiff n'a lui pas fermé la porte à une telle union une fois le groupe redressé : « Si nous avions à discuter au niveau du capital, cela serait sans doute plus simple, mais je n'exclus rien ; nous sommes flexibles et très pragmatiques et prêts à examiner tous les dossiers ». Dans une interview accordée au journal italien Il Sole 24 Ore du 3 avril 2008, le président du conseil de surveillance Thierry Peugeot s'est déclaré ouvert « à toutes les formes de croissance, de l'alliance à un accord plus fort »188.

En février 2012, il est annoncé une alliance avec GM avec une prise de capital de 7 % dans PSA bloquée à ce montant pour 10 ans sans entrée au conseil de surveillance, la famille Peugeot participant à l'augmentation de capital pour garder 25 %66. En décembre 2013, GM revend ses parts.

Le 31 mars 2014, à la suite de l'annonce officielle de l'entrée au capital de l'entreprise chinoise Dongfeng Motor et de l'État français, la famille Peugeot détient 14 % des actions (soit 14 % des droits de vote)12.
Répartition du capital

Au 31 décembre 2015, le capital du Groupe PSA se répartit ainsi13 :

Groupe familial Peugeot : 13,68 %
Dongfeng Motor Corporation : 13,68 %
État français : 13,68 %
Investisseurs institutionnels français : 10,45 %
Investisseurs institutionnels étrangers : 37,51 %
Salariés : 2,37 %
Autocontrôle : 1,13 %
Autres : 7,50 %

Direction de l'entreprise
Le siège de PSA, 75 avenue de la Grande-Armée, Paris 16e arr.

Siège de Peugeot depuis 1964, puis de PSA depuis 1976, le bâtiment du 75 avenue de la Grande-Armée est vendu pour 245 millions d'euros mis en leasing en 2012 puis PSA annonce le quitter pour s'installer à Rueil-Malmaison au 1er septembre 2017189,190 dans un bâtiment de 15 000 m2 dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, et devant accueillir 800 salariés. La première pierre est posée en janvier 2016191 par Carlos Tavares. Si 600 salariés intègrent le site de Rueil, 1300 autres sont envoyés sur le site de Poissy189. Le batîment accueille la présidence de PSA et les directions des marques du groupe ainsi que la direction financière, les ressources humaines et la communication192.
Directoire

Au 1er septembre 2016, le directoire se compose de 4 personnes193,194 :

Carlos Tavares, président du directoire, direction des marques
Jean-Baptiste de Châtillon, directeur financier,
Patrice Lucas, directeur des Programmes
Jean-Christophe Quémard, directeur Moyen-Orient et Afrique

Présidents successifs du directoire
Philippe Varin.

François Gautier : 1973195-1977195
Jean-Paul Parayre : 1977-1984
Jacques Calvet : 1984-1997
Jean-Martin Folz : 199723-200624
Christian Streiff : 200730-2009
Roland Vardanega : 2009 (interim)
Philippe Varin : 2009196-2014197
Carlos Tavares : Depuis 2014

Conseil de surveillance

Depuis avril 2014, la famille Peugeot, l'État (par le biais de la société d'État SOGEPA) et Dongfeng Motor Corporation représentent chacun 14 % du capital, part qui doit évoluer vers 12 % à la suite de la souscription de bons de souscription d’actions. En conséquence, depuis l'Assemblée générale du 25 avril 2014, le Conseil de Surveillance est composé de 14 membres, 2 par actionnaire de référence, 6 indépendants et 2 représentants des salariés198.

Louis Gallois, président du conseil de surveillance, administrateur indépendant199,
Bruno Bézard, vice-président, représentant de l'État français
Zhu Yanfeng, vice-président, représentant Dongfeng Motor Corporation
Marie-Hélène Roncoroni, vice-président, représentante d’Établissements Peugeot Frères,Vice-Présidente de FFP, administrateur d’Établissements Peugeot Frères, de SAPAR, des Assurances Mutuelles de France et d’ESSO SAF200.
Geoffroy Roux de Bézieux, administrateur indépendant, Vice-président du MEDEF, PDG de Virgin mobile
Helle Kristoffersen201, administrateur indépendant, directrice de la Stratégie et de l'Intelligence économique du groupe Total
Pamela Knapp202, administrateur indépendant
Jean-François Kondratiuk203, représentant des salariés
Liu Weidong, représentant Dongfeng Motor Corporation
Robert Peugeot, représentant permanent de FFP et Président Directeur Général de FFP.
Henri-Philippe Reichstul, administrateur indépendant
Catherine Bradley201, administrateur indépendant, membre du Board du Financial Conduct Authority
Bénédicte Juyaux, représentante des salariés actionnaires204
Florence Verzelen, représentante de la SOGEPA (État français)
Frédéric Banzet, censeur
Aymeric Ducrocq, censeur
Wei Wenqing, censeur

Comité exécutif

Ce comité comprend au total 17 personnes (y compris les membres du directoire)193,194 :

Marques
Linda Jackson, directrice de la marque Citroën
Yves Bonnefont, directeur de la stratégie et de la marque DS
Philippe Imparato, directeur de la marque Peugeot


Régions
Christophe Bergerand, directeur Eurasie
Emmanuel Delay, directeur Inde-Pacifique
Carlos Gomes, directeur Amérique latine
Denis Martin, directeur Asie
Maxime Picat, directeur Europe
Jean-Christophe Quémard, directeur Moyen-Orient et Afrique

Métiers
Yannick Bézard, directeur des achats
Gilles le Borgne, directeur Qualité et Ingénierie
Olivier Bourges, secrétariat général
Jean-Baptiste de Châtillon, directeur financier
Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines
Patrice Lucas, directeur des Programmes
Grégoire Olivier, direction des Services de Mobilité
Yann Vincent, directeur Industrie et Chaîne Logistique

Cette nouvelle organisation, destinée à assurer la bonne exécution du plan stratégique « Push to Pass », conserve le principe matriciel Marques/Régions/Métiers mis en place par Carlos Tavarès peuparès sa prise de poste comme président du Groupe ; elle vise notamment à garantir le plein déploiement des services de mobilité, à dynamiser la performance du Groupe PSA en Chine et à s’assurer de la parfaite orchestration au sein de chacune des régions des 121 lancements véhicules prévus mondialement194.
Politique sociale et environnementale

Le groupe PSA Peugeot Citroën est reconnu comme une entreprise parmi les meilleures dans le domaine de la responsabilité sociale des entreprises. Un classement publié en 2012 par le cabinet spécialisé VIGEO le place en 2e position ex-aequo en France205.
Syndicats

En mars 2006, PSA Peugeot Citroën a signé avec la Fédération Internationale des Organisations de travailleurs de la Métallurgie (FIOM) et la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) un accord cadre mondial relatif à la responsabilité sociale du Groupe. Cet accord, qui engage également 85 organisations syndicales adhérentes à ces fédérations, formalise les engagements de PSA en faveur des droits humains fondamentaux, dont les libertés syndicales. L'accord est reconduit en mai 2010206.
Diversité et mesures contre les discriminations

En 2004, la société signe un accord de mise en place d'un observatoire de la diversité207, en mettant en place des mesures contre la discrimination, notamment dans le recrutement et pour la promotion de l'égalité des chances208. Pour mener cette politique au niveau mondial, PSA a recours à des agences de notation salariale209. L'entreprise se sert de cette politique aussi pour améliorer son image210.
Politique environnementale

En matière environnementale, outre la pollution atmosphérique qu'il estime en passe d'être maîtrisée notamment par le durcissement des normes européennes d'émission et par l'introduction du filtre à particules sur les moteurs Diesel, Jean-Martin Folz identifie dès 1998 trois défis qui engagent la responsabilité conjointe des constructeurs automobiles et de la collectivité : l'effet de serre, la sécurité routière et la mobilité urbaine. PSA Peugeot Citroën se dote de plan d'actions prioritaires dans ces trois domaines. Un Comité Développement durable est créé en 2002, suivi début 2003 par la création de la Délégation au Développement durable211. Parmi les réalisations notables du Groupe PSA en la matière environnementale :

la création en 1998, en partenariat avec l’État brésilien et l’Office national des forêts, d’un puits de carbone, dispositif de reforestation dans la région de Cotriguaçu, au nord-ouest de l’État du Mato Grosso au Brésil212,213. Sur les dix premières années d’existence, la quantité de CO2 séquestrée est estimée à 53 000 tonnes, soit 5,1 tonnes de CO2/ha et par an en moyenne. La séquestration varie de 2 à 12 tonnes de CO2/ha/an d’une parcelle à l’autre, selon le mode de plantation (espacement) et les essences plantées. Les calculs se basent sur la méthodologie AR/ACM0001 de l’IPCC (International Panel of Experts on Climate Change)214.
la création en 2000 de l’Institut pour la ville en mouvement (IVM), organisme dédié à la recherche scientifique et à l’innovation en matière de mobilité urbaine.
l'introduction des premiers filtres à particules sur la Peugeot 607 en 2000 et les modèles ultérieurs.

La politique environnementale du Groupe PSA est aujourd'hui intégrée à son engagement de responsabilité sociale des entreprises et inclut notamment la maîtrise de la pollution des sites industriels, recyclage des véhicules en fin de vie215.

En 2015, le Groupe PSA a été reconnu comme un des leaders français pour la qualité et la transparence des informations environnementales qu'il a mises à disposition des investisseurs et du marché mondial via le CDP (Carbon Disclosure Project), l’ONG de référence en matière de lutte contre le changement climatique. PSA a ainsi intégré l’indice annuel du Climate Disclosure Leadership Index (CDLI), publié le 4 novembre 2015 pour la France et le Benelux216, et a été confirmé en "liste A" dans ce classement en 2016217.

PSA est par ailleurs leader européen des émissions CO2 les plus faibles avec, sur l'année 2015, une moyenne de 103,5 g/km de CO2, contre une moyenne du marché européen à 119,3 g/km de CO2218.

A la suite du scandale Volkswagen, les moteurs Diesel sont vivement critiqués pour leurs émissions polluantes et leur consommation, bien supérieures aux mesures produites par le test d'homologation européen NEDC. Par souci de transparence, le Groupe PSA crée un protocole de mesure de consommation plus réalisteNote 4 avec deux ONG (Transport et Environnement et France Nature Environnement) qu'il applique ensuite à ses véhicules, avec la certification de Bureau Veritas219. L'entreprise est la première dans le secteur automobile à communiquer de la sorte les consommations en conditions réelles de ses véhicules.
Sécurité au travail

Les présidents successifs ont réaffirmé leur volonté de maîtriser la sécurité au travail. En 2007, une méthodologie systématique est mise en œuvre pour permettre la prévention des risques psychosociaux220. Depuis 2010, le déploiement du "Système de Management de Sécurité et de la Santé au Travail" (SMST) permet d'animer le progrès continu en la matière. Tous les établissements sont engagés dans cette démarche structurée et des engagements individuels concernant la prévention des accidents du travail sont exigés de tous les salariés quel que soit leur niveau de responsabilité221.
Langue de travail

La langue de travail de PSA est le français, contrairement à de nombreuses multinationales françaises comme Alcatel-Lucent ou Renault. Dans les filiales à l'étranger, c'est la langue locale qui est employée, à l'exception du personnel en lien avec la maison mère qui travaille en français. Ainsi, lorsque le groupe s'est implanté en Slovaquie, il a dispensé des cours de français à ses cadres locaux222.
Critique

Des voix se sont élevées pour considérer que le Groupe PSA n'avait pas tenu ses propres engagements de responsabilité sociale des entreprises dans l'affaire de la fermeture du centre de production d'Aulnay223. En particulier, la CGT a fait état d'un document secret qui lui était parvenu annonçant un an à l'avance la fermeture d'Aulnay et de Sevelnord224. PSA n' a pas nié la réalité du document mais a rappelé qu'il fallait en toute circonstance considérer toutes les alternatives225. En définitive, Sevelnord, également menacé de fermeture, a pérennisé son activité malgré le désistement prématuré de Fiat, grâce à un accord avec Toyota qui devient client de PSA à partir de 2013.
Condamnations judiciaires

Le Groupe PSA, qui a fait de l'éthique un axe fort de sa politique d'entrepriseNote 5, ne connaît que peu d'affaires judiciaires. Il a cependant été condamné ces dernières années dans plusieurs affaires concernant l'application de certaines dispositions du droit du travail ou au titre de la responsabilité de l'employeur dans le cadre d'accidents du travail, et à une occasion dans une affaire ayant trait au droit de la concurrence.
Droit du travail

En 2003, le conseil des prud'hommes de Bobigny a condamné la direction de l'usine PSA d'Aulnay à requalifier les contrats de travail de six intérimaires en contrat à durée indéterminée (CDI)226.
En 2004, l'usine PSA de Poissy a été condamnée pour usage abusif de l'intérim concernant 18 salariés intérimaires travaillant à la Sovab (filiale de Renault)227
En 2007, Le tribunal de Bobigny condamne la société PSA Peugeot-Citroën pour l'embauche illégale de 50 intérimaires depuis le début de la grève à l'usine d'Aulnay-sous-Bois228.
En 2014, PSA est condamné à indemniser 113 ex-salariés de son établissement de Melun-Sénart pour licenciement illégal après la fermeture du site en 2012229.
En 2014 également, le tribunal de grande instance de Paris a condamné PSA Peugeot Citroën pour inégalité de traitement après le versement d'une prime de fin de conflit à des syndicalistes grévistes de l'usine d'Aulnay230.

Sécurité au travail

En 2012, PSA a été condamné à 100 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montbéliard (Doubs) après le décès en 2007 de l’employé d’un prestataire qui intervenait sur le site de Sochaux231.
En 2014, PSA est condamné à 30 000 euros d’amende pour la mort d’un cariste de 30 ans lors d'un accident dans l’usine de Saint-Ouen en 2009232.

Droit de la concurrence

En 2009, la Cour de justice européenne a condamné le constructeur français et sa filiale néerlandaise à une amende de 44,55 millions d'euros. Pendant près de 7 ans, Peugeot, confronté notamment sur le marché français à la concurrence des mandataires automobiles, avait en effet demandé à ses concessionnaires néerlandais, dont les prix de vente étaient parmi les plus bas en Europe, de restreindre leurs exportations vers d'autres pays233.

Activité de lobbying

Le Groupe PSA adhère aux principes et aux pratiques de lobbying responsable, ce qui implique notamment la transparence de ses positions et une contribution honnête au débat publicNote 6.
Auprès de l'Assemblée nationale

Le Groupe PSA est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'entreprise déclare à ce titre qu'en 2015, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 150 000 et 200 000 euros234.
Auprès des institutions de l'Union européenne

Le Groupe PSA est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2015 pour cette activité 2 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 500 000 et 600 000 euros, et indique avoir reçu sur le même exercice 262 876 euros de subventions de la part des institutions de l'Union européenne235.
Notes et références
Notes

↑ DS existait toutefois en tant que ligne de finition depuis 2009.
↑ DS Automobiles s'est installée en Chine en tant que marque indépendante en 2011, puis est devenue officiellement indépendante en 2015 dans le reste du monde. Son réseau commercial prend progressivement son indépendance de celui de Citroën.
↑ Voir par exemple cette déclaration page 2 du rapport d'activité de PSA 1998 : "Au début de l'année 1998 le groupe PSA Peugeot Citroën a confirmé les principes de son organisation. Fort de deux marques généralistes, le groupe s'attache à donner à chacune, dans le cadre d'un plan produit cohérent et de stratégies internationales coordonnées, des personnalités clairement affirmées et, dans la mesure du possible, complémentaires. La marque Peugeot comme la marque Citroën disposent ainsi dans les domaines du marketing, du commerce et plus généralement des relations avec leurs clients de l'autonomie nécessaire à la conduite de politiques distinctes et, dans de nombreux cas, concurrentes ; à l’inverse, dans un souci d'efficacité et de recherche d'économies d'échelle, tout l'appareil technique, industriel, administratif et financier du groupe automobile est à présent définitivement unifié. À fin d'obtenir rapidement des réductions substantielles des charges et des délais de développement, des dépenses d’industrialisation, des coûts de production et des prix d'achat des pièces et équipements, une politique de plates-formes à la fois ambitieuse et rigoureuse a été largement développée : en 2001, 75 % des automobiles Peugeot et Citroën relèveront de trois plates-formes, étant entendu que deux véhicules sont réputés relever d'une même plate-forme lorsqu'ils partagent au moins 60 % de leurs coûts de revient. Cette ambition inspire aussi bien le plan produit du groupe, que l'organisation des équipes qui conçoivent les automobiles et suivent leurs évolutions, et que la spécialisation des grands sites de production ; de premiers résultats spectaculaires ont d'ores et déjà été atteints."
↑ Pour le détail du protocole, voir l'article qui l'explique avec précision [archive] sur caradisiac.com ou celui-ci [archive] sur largus.fr.
↑ Déclaration de la direction du Groupe PSA sur le site du Groupe : "Conformément à l’engagement de ses dirigeants, l’entreprise veille à une pratique éthique des affaires, avec notamment une « tolérance zéro » en matière de corruption et de manquement aux règles de la concurrence." (consulté le 24 novembre 2016)[1] [archive]
↑ Déclaration de la direction du Groupe PSA sur le site du Groupe : "Les positions défendues par le Groupe sur les grandes problématiques liées à ses activités sont publiques, tout comme les groupes d’intérêt auxquels il adhère. Le Groupe PSA soutient des pratiques de lobbying responsable, qui contribuent au débat public, et qui sont en ligne avec ses principes éthiques d’intégrité, de respect et de transparence." (consulté le 24 novembre 2016)[2] [archive]

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Site officiel de la fondation du Groupe PSA [archive]
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