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Capgemini - Services informatiques

Capgemini est la première entreprise de services du numérique (ESN) en France4 ainsi que le numéro six mondial du secteur en 20165. Elle a été créée par Serge Kampf le 1er octobre 1967 à Grenoble (France) sous le nom de Sogeti (Société pour la gestion de l'entreprise et traitement de l'information)6. Capgemini est également le principal actionnaire du club de rugby Biarritz olympique7.

Sommaire

1 Histoire
1.1 1967-1975 : Sogeti
1.2 1975-1991 : Expansion du groupe Cap Gemini Sogeti (CGS)
1.3 1992-1999 : Le groupe se réorganise
1.4 2000-2005 : une crise sévère
1.5 2005-2015 : retour à la croissance
1.6 Historique de la marque et du logo
1.7 Récapitulatif des acquisitions et cessions
2 Métiers et activités
2.1 Pôles d'activités
2.2 Structures opérationnelles
2.3 Présence internationale
2.4 Secteurs d'activités
3 Organisation de l'entreprise
3.1 Direction de l'entreprise
3.2 Conseil d'administration
3.3 Comité exécutif
4 Données financières et boursières
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Bibliographie
6.2 Liens externes

Histoire
1967-1975 : Sogeti

Le 1er octobre 1967, Sogeti est créée avec un capital de 1 000 000 francs à Grenoble par Serge Kampf, ancien directeur régional Dauphiné-Savoie de Bull8. Sogeti compte alors 5 employés, tous venus de chez Bull, et propose dans la région Rhône-Alpes de l'assistance technique pour le démarrage des ordinateurs et la mise en œuvre de programmes de gestion : « La recette du groupe n'avait rien de diabolique : 1/3 de bon sens, 1/3 d'audace, 1/3 de chance avec un zeste de patience et beaucoup d'heures supplémentaires »8. Quelques semaines à peine après la création de la société, des tensions apparaissent entre les 13 petits-actionnaires. La plupart des actionnaires fondateurs quittent alors le groupe en 1968 (dont Pierre Pasquier, fondateur de Sopra Group) et Serge Kampf récupère alors près de 84 % du capital.

En 1970, Hermès Informatique, filiale d'infogérance d'infrastructures commune à Sogeti et Cofradel, est créée. Cette même année, la société lyonnaise des dépôts, les Docks lyonnais et le groupe Le Dauphiné libéré rentrent au capital d'Hermès Informatique. La même année, Sogeti acquiert Solame (Société lyonnaise d'applications mécanographiques), société d'informatique spécialisée dans le traitement à façon (externalisation de la comptabilité…).

En 1971, Solame, Hermès Informatique et la société Infor, fusionnent pour donner naissance à la société Eurinfor, spécialisée dans l'externalisation des services informatiques (infogérance). Eurinfor devient une entreprise 2 fois plus importante que Sogeti qui est un des principaux actionnaires. La filiale Sogeti-Formation est également créée.

En 1973, la délégation à l'informatique, structure de l'État chargée de favoriser le développement du secteur de l'informatique, pousse la filiale informatique du CEA, la Cisi, (Compagnie internationale des services informatiques) à prendre une participation de 34 % dans Sogeti et Eurinfor, afin de constituer un leader important français dans les services informatiques. Ce rapprochement sera difficile, et Serge Kampf qui veut garder son indépendance et la majorité du capital, s'engage en contrepartie à céder à terme sa participation dans Eurinfor à la Cisi.

En mars 1973, en toute discrétion, Serge Kampf rachète à titre personnel (et non pas via Sogeti), la participation à 15 % de la banque La Henin (groupe Suez) dans l'un de ses principaux concurrents, le groupe CAP (Centre d'analyse et de programmation), fondé en 1962. L'arrivée de Serge Kampf dans le capital provoque de graves tensions au sein du CAP, aggravant les conflits entre les actionnaires, conflits qui avaient déjà poussé la banque la Henin à vendre sa participation. En juillet 1973, excédé par les tensions au CAP, l'ancien président de celui-ci, Bertrand Asscher, vend sa participation de 34 % dans le CAP à Sogeti. Sogeti et Serge Kampf détiennent alors seulement 49 % du capital du CAP, mais sont le premier actionnaire de la SSII. En mars 1974, fatigué des conflits au sein du CAP, les deux autres actionnaires cèdent leur part à Sogeti. Le 5 juin 1974, CAP et Sogeti fusionnent pour donner Cap Sogeti.

En septembre 1974, Cap Sogeti acquiert Gemini Computer Systems, une SSII présente en Europe mais aux capitaux américains.

Au milieu des années 1970, à l'aube de la naissance de Capgemini, l'activité du groupe tourne autour de quatre grands types d'activités :

l'infogérance (appelé alors Facilities Management) avec Eurinfor (leader en France),
l'assistance technique (qualifié alors péjorativement de body shopping) : mise à disposition d'analystes programmeurs et d'ingénieurs,
le conseil en organisation,
les activités de traitement et d'exploitation de l'information (saisie et traitement de données).

1975-1991 : Expansion du groupe Cap Gemini Sogeti (CGS)

Le 1er janvier 1975, Cap Sogeti et Gemini Computer Systems fusionnent pour donner naissance au groupe Cap Gemini Sogeti (CGS) qui devient la première SSII en France à l'époque avec 180 millions de francs de chiffre d'affaires et 1850 salariés.

En aout 1975, Avant son rachat par Sogeti, le CAP s'était développé à l'international avec la création quelques années auparavant avec une SSII anglaise, s'appelant également Cap (CAP UK) d'une filiale commune CAP Europe dont le groupe français Cap (Cap France) détenait 42,5 % du capital. Mécontent du rapprochement de CAP France avec Sogeti, CAP UK se dispute avec Cap Gemini Sogeti, la participation dans Cap Europe, qui est présente dans quatre pays européens dont les Pays-Bas, qui était la plus grosse entité de Cap Europe. L'entité néerlandaise décide de faire passer un oral afin de choisir une option (celle de CAP UK ou celle de Cap Gemini Sogeti). Finalement, le choix se porte sur le groupe français, qui promet une certaine indépendance aux filiales de CAP Europe.

En 1975, conformément à ses engagements auprès de la Cisi, le groupe se sépare de ses activités d'infogérance (Eurinfor).

En 1976, le groupe entre dans le capital de Bossard Consultants, qui compte parmi ses responsables Jean-René Fourtou.

En 1977, le groupe essaye de se séparer de la Cisi, son encombrant actionnaire à 34 %, qui est à la fois un concurrent du groupe Cap Gemini Sogeti. Une tentative de rapprochement avec EDS est envisagé. En 1978, après l'échec du rapprochement avec EDS, une première filiale aux États-Unis (Cap Gemini Inc) est créée.

En 1979, le groupe fait appel à Jacques Séguéla pour trouver un nom plus commercial et international. Les propositions telles que Sogecap ou International Computer Services ne sont finalement pas retenues et le groupe garde son nom.[réf. nécessaire]

En 1980, le groupe crée Cap Gemini Logiciel, filiale spécialisée dans les activités télématiques qui participera dans un consortium à la création de l'annuaire électronique sur Minitel.

En 1981, Cap Gemini Inc rachète la SSII américaine DASD. Cette acquisition est pour l'époque la plus grosse acquisition d'une SSII américaine par des européens. La même année, la Cisi, vend sa participation de 34 % dans Cap Gemini Sogeti à un pool bancaire. Le groupe veut alors rentrer en Bourse, mais l'arrivée de François Mitterrand qui veut lancer un programme de nationalisation et interdire les sociétés d'intérim, auxquelles sont assimilées les SSII, retarde ses ambitions.

En 1982, le groupe atteint 1 milliard de francs de chiffres d'affaires9 (dont 50 % à l'étranger)[réf. nécessaire].

En 1983, Cap Gemini Sogeti cède des activités de saisies informatiques et de la Sorinfor (prestations machines). Le groupe se concentre sur les activités intellectuelles. La même année, la CGIP (holding d'Ernest-Antoine Seillière) acquiert pour 200 millions de Francs, les 34 % du capital autrefois détenu par la Cisi. Toujours en 1983, Jacques Stern actionnaire à 34 % de la SSII Sesa (société de services et de systèmes informatiques), est nommé à la direction de Bull, nationalisé par l'État, il vend sa participation à Cap Gemini Sogeti, qui prend ainsi le contrôle d'une société autrefois de systèmes complexes pour l'armée, les télécommunications et les transports, et qui est très présente dans les nouveaux métiers que sont l'intégration de systèmes et les réseaux de transmissions de données.

En 1984, l'anglais devient la langue officielle du groupe10.

En 1985, Cap Gemini Sogeti est introduit à la Bourse de Paris. Le groupe ouvre son capital à hauteur de 10 %, la demande porte sur 40 millions d'actions à 650 francs, soit 123 fois l'offre disponible. À tel point que les autorités boursières demandent une hausse du prix de souscription d'une action qui passe alors à 875 francs. La même année, le groupe double sa taille aux États-Unis avec l'acquisition des services informatiques de CGA Computers.

En 1987, CGE (Alcatel) actionnaire à 51 % de SESA (Société d'Étude des Systèmes d'Automation) est privatisé, et vend pour un montant non révélé sa participation dans la SESA, qui permet à Cap Gemini Sogeti d'accroître son chiffre d'affaires d'un milliard de francs. Les activités françaises prennent le nom de Cap Sesa, le groupe porte toujours le nom de Cap Gemini Sogeti

Le 1er janvier 1988, Cap Sogeti (environ 3 800 salariés) et de SESA (environ 1 200 salariés) fusionnent. La même année, le groupe IBM tente de racheter Cap Gemini Sogeti, leader européen et numéro 5 mondial des services informatiques, où IBM est encore peu présent. Bien que les négociations soient poussées, elles n'aboutissent pas. En avril 1988, le groupe Cap Gemini Sogeti prend une participation dans Sema-Metra pour entraver sans succès le projet de fusion entre Sema-Metra et CAP Scientific.

En 1989, le groupe réalise 7 milliards de francs de chiffres d'affaires et emploie 12 000 collaborateurs.

En juin 1990, Le groupe organise à Marrakech une rencontre des managers. Ces derniers sont appelés à voter pour le choix stratégique du groupe.

1er scénario : renforcement du groupe dans ses métiers de bases, meilleure coordination de ses prestations.
2e scénario : convergence des métiers, développement de la gamme de services dans chaque pays où le groupe est implanté.
3e scénario : faire du goupe Cap Gemini Sogeti l'un des 3 ou 4 leaders mondiaux des services informatiques en le renforçant là où il est peu présent (Angleterre, Allemagne), en externalisant (infogérance autrefois abandonné), et en le réorganisant autour d'une direction à la fois géographique et par secteurs d'activités économiques. Ce scénario entraînerait un risque de faire perdre l'indépendance au groupe.

Le premier scénario recueille 12 % des suffrages exprimés, le second 37 % et le troisième, 51 % des suffrages.

Le 13 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert de SCS, la 2de SSII allemande derrière Debis SystemHause (groupe Daimler-Benz). Le 18 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert pour 2 milliards de francs, Hoskyns, leader européen de l'infogérance employant plus de 3500 salariés, auprès du groupe Britannique Pressey.

Cap Gemini Sogeti recherche depuis 1989, un actionnaire industriel stable. Des contacts sont pris avec France Télécom, et ATT. Le 23 juillet 1991, finalement Daimler-Benz entre à 34 % dans le capital du groupe à travers un montage financier complexe et évolutif. Beaucoup voient dans cette entrée au capital, la chronique d'un rachat annoncé. En 1991, Gemini Consulting est créé par la fusion des différentes acquisitions du groupe dans le domaine du conseil (United Research, Mac Group, Gamma International) dans une holding regroupant 1 400 consultants dans le monde.
1992-1999 : Le groupe se réorganise

En 1992, Cap Gemini SCS (Allemagne) et la division prestations informatique de Debis SystemHause, du groupe Daimler-Benz fusionnent pour donner naissance à Cap Debis

En juillet 1992, après 20 ans de croissance rapide (15 à 20 % par an), le secteur informatique s'essouffle, la croissance du secteur se ralentit, et la concurrence des géants américains devient dangereuse.

En 1993, le programme Genesis met en place une organisation uniforme au niveau mondial (aujourd'hui abandonné) structuré de la manière suivante :

division support (comptabilité, RH, communication)
divisions opérationnelles regroupées par secteurs géographiques (SBA : Strategic Business Area) elle-même divisée en d'autres divisions :
Market Developpement Unit (MDU) : fonctions commerciales auprès d'un secteur donné
skill-center (centre de services) : réalisations des prestations informatiques d'un secteur donné et commercialisées par les MDU.

Le plan sera confié à Gemini Consulting et coûtera un investissement de 150 millions de dollars.

En 1995, après trois années de pertes, le groupe affiche un bénéfice de 52 millions de francs. La même année, le programme Convergence, visant à rapprocher les fonctions de conseil et techniques, est lancée, il débouchera à la création en 1997 de GMU (Global Market Unit) : pôles transnationaux mélangeant les activités conseils et techniques autour de secteurs donnés.

En 1996, pour suivre les ambitions de globalisation du plan Genesis, le groupe change de nom pour adopter un nom au niveau mondial, le nom de Cap Gemini. Une nouvelle Strategic Business Area en Asie, basée à Singapour, est lancée.

En 1997, le groupe acquiert les 51 % restants du capital de Bossard Consultants, leader français du conseil employant 700 personnes et générant 900 millions de francs de chiffre d'affaires. La même année, Daimler-Benz cède sa participation dans le capital du groupe. La crise économique et du secteur informatique, ainsi que les conflits entre les dirigeants de Cap Gemini et de l'actionnaire allemand, pousseront Daimler-Benz à vendre sa participation alors qu'en 1991, il envisageait clairement de racheter Cap Gemini. La CGIP par un montage financier acquiert la participation de Daimler-Benz et possède 34 % du capital, seuil limite avant le déclenchement d'une OPA.
2000-2005 : une crise sévère

En 2000, Cap Gemini acquiert la branche consulting d'Ernst & Young, le groupe prend le nom de Cap Gemini Ernst & Young (CGEY). Cette acquisition fera passer l'effectif du groupe de 40 000 à 60 000 personnes.

En 2001, la webagency Darestep est lancée en France, inventée par Ernst & Young aux États-Unis en 1998. La webagency a depuis disparu et réintégré les structures traditionnelles du groupe.

En décembre, Paul Hermelin est nommé directeur général.

Le 1er janvier 2002, CGEY (re)crée la filiale Sogeti (réutilisation de la marque autrefois abandonnée) pour commercialiser ses activités d'assistance technique et de services informatiques de proximité (son premier cœur de cible) aux entreprises au niveau local et aux grandes entreprises ayant besoin de prestations ponctuelles au niveau local.

En 2002, le plan stratégique LEAP (Leadership Expansion Alignment Portofolio) est lancé, il prévoit :

la montée en puissance de l'activité infogérance (22 % du CA en 2002, 40 % en 2007), aux revenus récurrents ;
le développement des capacités offshore et du concept commercial de Rightshore ;
le développement des services informatiques de proximité (marges plus importantes, moins sensibles aux cycles économiques) ;
de nouvelles suppressions d'emplois : 10 % des effectifs du groupe (5 500 personnes).

En octobre 2003, une OPE est réalisé avec Transiciel, qui fusionne avec Sogeti, l'entité spécialisée dans les services de proximité, qui double de taille. Le groupe ouvre le premier centre de production offshore à Bombay.

Le 15 avril 2004, le groupe change une nouvelle fois de nom et prend sa dénomination actuelle : Capgemini (en un seul mot), la licence de marque Ernst & Young obtenue lors de l'acquisition de la branche consulting du groupe Ernst & Young ayant pris fin. En 2004 également, la CGIP vend le solde de sa participation dans le groupe.
2005-2015 : retour à la croissance

En 2005, l'activité consulting est à nouveau filialisée pour former Capgemini Consulting. La même année, l'activité américaine (plan Booster) est réorganisée avec un nouveau système de management. Le plan MAP (Margin Acceleration Plan) est lancé. Il vise à redresser la rentabilité de l'activité infogérance, via une réduction des coûts, le développement de l'offshore et de la TMA, la renégociation des contrats déficitaires et la recherche de contrats de plus petites tailles.

En 2007, Capgemini acquiert Kanbay International (en), une ESN américaine dont la production se fait principalement depuis l'Inde afin de renforcer ses offres offshore.

En 2007 également, le plan stratégique i3 (industrialisation, innovation, intimité client) est lancé, il est destiné à accroître la rentabilité du groupe et la pérennité de son activité, souvent soumise aux cycles économiques.

Le 25 juillet 2008, Capgemini annonce l'acquisition du hollandais « Getronics PinkRoccade Applications commerce Services BV »11 pour un coût de 255 000 000 €12.

En 2009, Capgemini confirme ses objectifs au premier trimestre13. L’annonce de ces résultats stables rassure les investisseurs[réf. nécessaire]. Le 9 avril, Capgemini regroupe sous la marque Capgemini Consulting ses activités de conseil à travers le monde14. Cette nouvelle entité globale de conseil est dotée de 4 000 consultants dans plus de trente pays[réf. nécessaire]. Début avril, Capgemini lance une émission d’obligations convertibles Océane à hauteur de 500 millions d’euros15. Bien perçue par les marchés financiers, l’opération rencontre une forte demande16. En mai, Capgemini lance sur internet une campagne de publicité mondiale17, qui exemplifie la capacité de Capgemini d’aider ses clients face à la crise18.

En février 2010, le suédois IBX rejoint le groupe. En juin Capgemini annonce l'acquisition de Strategic Systems Solutions, une entreprise spécialisée dans les marchés de capitaux ainsi que de Plaisir Informatique, une société française spécialisée dans les migrations de données complexes dans le secteur bancaire et des assurances. En septembre, CPM Braxis, la plus grande société de consultant en informatique brésilienne rejoint Capgemini. En novembre, Capgemini acquiert Thesys Technologies Private Limited, une société indienne de services informatiques. En décembre, Capgemini acquiert le fournisseur allemand IT-Services CS Consulting GmbH.

En avril 2011, Capgemini acquiert 100 % du capital d'Avantias, société créée en 2006 spécialisée dans la mise en place de solutions ECM (Entreprise Content Management)19 et d'Artesys, un fournisseur d'infrastructure informatique. En juin de la même année, l'acquisition de Prosodie, opérateur de services multi-canaux, est finalisée ainsi que celle de Praxis Technology, un spécialiste de l'industrie des services publics chinois. En juillet, l'italien AIVE Group, fournisseur de services informatiques rejoint le groupe.

En avril 2012, Paul Hermelin succède à Serge Kampf, le fondateur de l'entreprise, qui annonce son départ après 45 ans de collaboration.

En mai 2013, Areva annonce sa volonté de céder sa filiale informatique Euriware. Capgemini serait le plus à même de conclure cette vente, face à Atos et à Steria. Areva vend Euriware à Capgemini le 7 mai 2014. En mai, toujours, Capgemini achète Strategic Systems & Products Corp (SSP), un fournisseur de solutions pour l'industrie pétrolière et gazière.

En avril 2015, Capgemini acquiert l'entreprise américaine d'outsourcing Igate, pour 4 milliards de dollars20.

En avril 2017, Capgemini annonce l'acquisition des activités de Ciber pour 50 millions de dollars, entreprise américaine ayant 2 000 employés aux États-Unis et 1 000 en Inde21.
Historique de la marque et du logo

L'as de pique est présent dans le logo du groupe depuis sa création. Il s'agit d'une référence au bridge, activité que le fondateur du groupe, Serge Kampf, pratiquait assidûment.

Marques et logos

Logo de Sogeti (1967-1970)

Logo de Sogeti (1970-1975)

Logo Cap Gemini Sogeti (1975-1996)

Logo Gemini Consulting (1991-2001)

Logo Cap Gemini (1996-2000)

Logo Cap Gemini Ernst & Young (2000-2004)

Logo Capgemini (2004-2017)

Logo Capgemini (depuis 17 octobre 201722)

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Récapitulatif des acquisitions et cessions

Le groupe Capgemini, comme beaucoup de ses concurrents, s'est constitué à travers de multiples acquisitions dans tous les secteurs d'activités liés aux services informatiques : consulting, intégration de systèmes, infogérance. Près de 40 acquisitions (petites ou grandes entreprises) ont été réalisées en 40 ans.

Acquisitions
Date     Entreprise       Pays       Remarques/Activité
Février 1970     Solame     Drapeau de la France     
Mars 1970     Sorgas     Drapeau de la France     
Novembre 1970     Infor-Algoe     Drapeau de la France     
Août 1971     Perfo-Service     Drapeau de la Suisse     
Octobre 1972     Software International     Drapeau de la France     
Février 1973     Sesi     Drapeau de la France     
Juillet 1973     CAP     Drapeau de la France     15 % du capital
Octobre 1973     Soref     Drapeau de la France     
Mars 1974     CAP     Drapeau de la France     100 % du capital
Août 1975     CAP Europe     Drapeau de la France     
Décembre 1976     Bossard Consultants     Drapeau de la France     Conseil en management et stratégie - 51 % du capital / 100 % en 1997
Avril 1980     Data Logic     Drapeau de la Norvège     
Janvier 1981     DASD     Drapeau des États-Unis     
Mai 1982     Spiridellis & Associates     Drapeau des États-Unis     
Décembre 1982     SESA     Drapeau de la France     Intégration de systèmes et Télématique - 35 % du capital
Janvier 1986     CGA Computers     Drapeau des États-Unis     
Octobre 1986     Ibat     Drapeau de l'Allemagne     
Novembre 1986     Geda     Drapeau de l'Italie     
Décembre 1986     Sycomm     Drapeau des États-Unis     
Juillet 1987     Sesa     Drapeau de la France     Intégration de systèmes et Télématique - 100 % du capital
Août 1987     ITMI     Drapeau de la France     
Février 1988     AD&GD     Drapeau du Danemark     
Mai 1988     Data Logic     Drapeau de la Suède     
Décembre 1988     Hiekkamaki     Drapeau de la Finlande     
Janvier 1989     Comp. Act Data Systems     Drapeau des États-Unis     
Février 1989     Systemation Inc     Drapeau des États-Unis     
Octobre 1989     Merit Systems     Drapeau des États-Unis     
Janvier 1990     Gamma International     Drapeau de la France     Consulting
Mai 1990     United Research Corp     Drapeau des États-Unis     Consulting
Juillet 1990     SCS     Drapeau de l'Allemagne     
Juillet 1990     Hoskyns     Drapeau du Royaume-Uni     Infogérance (leader européen en 1990)
Janvier 1991     Mac Group     Drapeau des États-Unis     Consulting (conseil en stratégie)
Février 1992     Volmac     Drapeau des Pays-Bas     Reconnue à l'époque comme la SSII la plus rentable d'Europe
Mai 1992     Programmator     Drapeau de la Suède     
1993     Gruber Titze and Partners           
Janvier 1997     Géislogica     Drapeau du Portugal     
Avril 1999     Beechwood     Drapeau des États-Unis     
Mai 2000     Ernst & Young Consulting     Drapeau des États-Unis     Activités de "consulting" de Ernst & Young (11 milliards $)
Octobre 2003     Transiciel     Drapeau de la France     Services informatiques de proximité
Août 2006     Sogeti High Tech GmbH (ex. Future Engineering (FuE))     Drapeau de l'Allemagne     R&D externalisé
2006     SD&M     Drapeau de l'Allemagne     
Septembre 2006     Unilever Shared Services (Indigo)     Drapeau de l'Inde     Spécialiste du BPO - 51 % du capital
Janvier 2007     InQA.labs     Drapeau de l'Espagne     Tests et qualité logicielle
Février 2007     Kanbay International     Drapeau des États-Unis     Spécialiste des SI financiers très implanté en Inde (1,25 Milliard $)
Février 2007     Software Architects     Drapeau des États-Unis     Services informatiques de proximité
Novembre 2007     Network Consulting Group (NCG)     Drapeau du Venezuela     
Juillet 2008     Getronics PinkRoccade Business Application Services     Drapeau des Pays-Bas     Services applicatifs (225 M€)
Novembre 2008     Empire     Drapeau de la République tchèque     
Juillet 2009     IACP Informatique et IACP Asia     Drapeau de la France     
Septembre 2010     CPM Braxis     Drapeau du Brésil     55 % du capital pour environ 233M€23 avec option de rachat en 2013
Avril 2011     AVANTIAS     Drapeau de la France     100 % du capital du leader européen de l'ECM et de l'éditique[réf. nécessaire] (CCM)
Juin 2011     Prosodie     Drapeau de la France     100 % du capital
Mai 2014     Euriware     Drapeau de la France     
Avril 2015     Igate [archive]     Drapeau des États-Unis     100% du capital     
Mars 2017     ITELIOS [archive]     Drapeau de la France     100% du capital

Les récentes acquisitions en Inde et en Amérique du Sud marquent la stratégie affirmée du groupe, qui désire proposer à ses clients recherchant des coûts réduits, des services informatiques à bas coûts réalisés à l'étranger (offshore). L'Inde représente près de 15 000 collaborateurs pour le groupe Capgemini.

Cessions
Date     Entreprise     Pays concernés     Acquéreur
1975     Eurinfor (infogérance)     Drapeau de la France     Cisi
1995     Sema-Metra     Drapeau de la France     Participation minoritaire (27 % du capital)
2004     Activités de maintenance d'infrastructures     Drapeau de la SuèdeDrapeau de la Norvège     EDB Business
2004     Participation dans Vertex Data Centre     Drapeau du Royaume-Uni     United Utilities Plc
2005     Activités Healthcare (Santé)     Drapeau des États-Unis     Accenture (175 Millions $)
2005     Capgemini Japan     Drapeau du Japon     NTT Data (95 % du capital)
2005     Activités de maintenance d'infrastructures     Drapeau de la France     Unisys
2006     NIS Europe (infrastructures de réseaux)     Europe     BT
2006     Working Links (société d'aide au retour à l'emploi)     Drapeau du Royaume-Uni     
Métiers et activités

Capgemini est l'un des leaders mondiaux dans le domaine du conseil, des services informatiques, et de l'infogérance.

Le groupe définit ses métiers en 4 grandes catégories désignées par un sigle en anglais

le conseil en management (Consulting Services - CS) à travers Capgemini Consulting : 4 900 collaborateurs, 8,7 % du CA
l'intégration de systèmes et le développement d'applications (Technology Services - TS) : 36 000 collaborateurs, 38,5 % du CA
l’infogérance (Outsourcing Services - OS) : gestion externalisée de systèmes d'information : 23 300 collaborateurs, 36,6 % du CA
l'assistance technique et services de proximité (Local Professional Services - LPS') à destination des besoins locaux des entreprises à travers Sogeti : 18 400 collaborateurs, 16,2 % du CA

La filiale indienne de 40 000 salariés en 2012 devra prochainement dépasser la moitié de l’effectif du groupe24.
Pôles d'activités

Les 4 métiers de Capgemini sont découpés en différents pôles d'activités

Consulting Services
Conseil en conduite de changement
Conseil en gestion de la relation client
Conseil en gestion logistique
Conseil en stratégie

Technology Services
Développement et intégration d'applications
Transformation des systèmes d'informations (stratégie, architecture)
Business Intelligence : Capgemini est partenaire des grands éditeurs (Teradata, IBM, Oracle).
Infrastructure et Sécurité
Changement vers les technologies mobiles
Open source
Applications Oracle, SAP, Siebel, Enovia
Portails applicatifs
RFID
Digital Customer Experience (offre globale de CRM)25

Outsourcing Services
Application Management (tierce maintenance applicative)
BPO (externalisation de processus métiers)
Gestion externalisée des infrastructures
Gestion externalisée des réseaux et de la sécurité

Local Professional Services (Sogeti)
Applications Services (Sogeti AS), comprenant un Centre d'Excellence GIS : intégration et développement d'applications
Infrastructures Services (Sogeti IS)
High Tech Consulting (Sogeti High Tech)

Structures opérationnelles

Le groupe Capgemini s'organise à travers une structure en partie décentralisée

Division support (finances, RH, marketing...)
Divisions opérationnelles (SBU : Strategic Business Units)
SBU Outsourcing (SBU mondial)
SBU Financial Services (SBU mondial)
SBU Local Professional Services = Sogeti (SBU mondial)
SBU Consulting & Intégration Amérique du Nord
SBU Consulting & Intégration Europe de l'Ouest (Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal)
SBU Consulting & Intégration Europe continentale & Asie Pacifique

Ces divisions opérationnelles (SBU) se décomposent en Business Unit (BU) à vocation régionale, thématique ou technologique (ERP, Business Intelligence, Région Ouest, Région Rhône-Alpes...)
Les business units se structurant autour de skill centers (centre de services) destinée à la production et au développement des services informatiques commercialisés.
Présence internationale

Le groupe Capgemini est présent dans une trentaine de pays.
En 2015, les principaux marchés de Capgemini sont26 :

Amérique du Nord : 24 % du CA
France : 22 % du CA
Royaume-Uni et Irlande : 18 % du CA
Benelux : 10 % du CA
Reste de l'Europe : 17 %
Amérique latine et Caraïbes : 9 %

Secteurs d'activités

Le portefeuille client est réparti en différentes divisions opérationnelles :

Secteur public : 30 % du CA
Energie et Utilities (environnement, eau...) : 15 % du CA
Banque, Finance et Assurances : 15 % du CA
Industrie, Commerce et Distribution : 30 % du CA
Télécommunications, Médias et Entertainment : 10 % du CA (notamment avec sa filiale Capgemini Télecom Média Défense)

Organisation de l'entreprise
Direction de l'entreprise

Le groupe est dirigé par Paul Hermelin, président-directeur général. Il est assisté de six directeurs généraux adjoints. Ils forment le comité de direction générale du groupe (Group Management Board).

Thierry Delaporte : chargé de des opérations de Financial services et de Latin America
Aiman Ezzat : chargé des Finances
Hubert Giraud : chargé des Ressources humaines et de la transformation.
Patrick Nicolet : chargé des opérations de Compétitivité
Salil Parekh : chargé des opérations Applications services One, Infrastructures services et Sogeti
Olivier Sevillia : charge des opérations Applications services Two, du Consulting et du Business Services

Conseil d'administration

Président Directeur Général Paul Hermelin (rémunération 2014 : 4 090 278 €)27
Vice-président et Président d'Honneur Serge Kampf (rémunération 2012 : 400 000 €)28
Membres : Daniel Bernard, Yann Delabrière, Phil Laskawy, Laurence Dors, Anne Bouverot, Bruno Roger, Xavier Musca, Caroline Watteeuw-Carlisle, Lucia Sinapi-Thomas (Représentant les fonds salariés).

Comité exécutif

Le comité est composé des 6 membres de la direction générale et de :

Luc-François Salvador, Sogeti

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Données financières et boursières
Données financières en millions d’euros (sauf résultat par action et dividende-EUR) Années     2003     2004     2005     2006     2007     2008     2009     2010     2011     2012     2013     2014     2015     2016
Chiffre d'affaires (M. Eur)     5 750     6 235     6 954     7 700     8 703     8 710     8 371     8 697     9 693     10 264     10 100     10 600     11 915     12 539
Résultat net part groupe (M. Eur)     -197     -359     +141     +293     +440     +453     +178     +280     +404     +370     +442     +580     +1 124     +921
Fonds propres (M. Eur)     3 350     2 788     2 992     3 697     3 851     3 939     4 213     4 314                         
Dettes financières (M. Eur)     202     768     1 145     1 160     1 059     1 032     1 328     1 306                         
Résultat par action(Eur)     a     b     c     2,03     3,03     3,09     1,16     1,80     2,59     i             6,33     5,25
Dividende par action(Eur)     a     b     c     0,70     1,00     1,00     0,80     1,00     1,00     1,00             1,35     1,55

Actions cotées à la Bourse de Paris
Membre de l'indice CAC 40
Code Valeur ISIN = FR0000125338
Valeur nominale = euro
Nombres d'action au 31 décembre 2007: 145 425 510 titres
Capitalisation au 31 décembre 2006: 6 851 millions d'euros
Actionnaires principaux en 2007 : FMR LLC 7,08 %, Serge Kampf 3,80 %, Fidelity International Limited 2,92 %, Morgan Stanley 1,02 %, Paul Hermelin 0,10 %.

Capgemini répond aux exigences de conformité du standard financier MSI 20000.
Notes et références

↑ [1] [archive], sur capgemini.com, consulté le 14 juin 2017
↑ http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPCAP [archive]
↑ a et b https://www.fr.capgemini.com/news/fort-de-sa-performance-en-2016-capgemini-renforce-sa-strategie-de-croissance-dans-le-digital-et [archive]
↑ (en) « Le top 10 des ESN redevient la locomotive du marché des services IT en France ! » [archive], sur www.pac-online.com (consulté le 5 avril 2017)
↑ Lucie Ronfaut, « Capgemini se renforce aux États-Unis pour 4 milliards de dollars », Le Figaro,‎ 27 avril 2015 (ISSN 0182-5852, lire en ligne [archive])
↑ A propos de Gapgemini [archive], sur capgemini.com, consulté le 12 janvier 2017
↑ « Fusion Biarritz-Bayonne: Kampf a mis la pression sur Blanco » [archive], sports.fr
↑ a et b Bénédicte Chauvet, « Cap Gemini : quand une PME de province devient internationale », Le Monde Informatique, no 834,‎ 1er décembre 2000, p. 64
↑ Tristan Gaston-Breton, Serge Kampf, le plus secret des grands patrons français, Tallandier, 2014
↑ Le Point, magazine, « Serge Kampf : les grands caps », Le Point,‎ 3 juin 2010 (lire en ligne [archive])
↑ Acquisition de Getronics PinkRoccade Business Application Services BV [archive], sur capgemini.com, consulté le 12 janvier 2017
↑ UPDATE 2-Capgemini buys Getronics PinkRoccade unit [archive], reuters.com du 25 juillet 2008, consulté le 12 janvier 2017
↑ Capgemini:T1 montre résistance à la crise-WestLB [archive], sur advfn.com du 30 avril 2009, consulté le 12 janvier 2017
↑ L'Italie a besoin d'un engagement international fort [archive], sur usinenouvelle.com du 10 novembre 2011, consulté le 12 janvier 2017
↑ Capgemini va lever 500 millions d'euros en obligations convertibles [archive], sur capital.fr du 8 avril 2009, consulté le 12 janvier 2017
↑ Non trouvé le 12 janvier 2017 [archive], sur agefi.fr
↑ Non trouvé le 12 janvier 2017 [archive], sur cbnews.fr
↑ Non trouvé le 12 janvier 2017 [archive]
↑ Non trouvé le 12 janvier 2017 [archive], sur 01net.com
↑ (en)Cap Gemini to buy U.S.-based IGATE for $4 billion, raises 2015 outlook [archive], Reuters, 27 avril 2015
↑ Capgemini veut se renforcer en Amérique du Nord [archive], Le Figaro, 10 avril 2017
↑ « Capgemini présente sa nouvelle identité de marque résolument tournée vers le futur », Capgemini France,‎ 17 octobre 2017 (lire en ligne [archive])
↑ Actu du 02/09/2010 sur BFM radio
↑ « Sur fond de guerre des prix, Cap Gemini veut s’attaquer à sa pyramide des âges », Le Monde du 14 janvier 2012, page 13.
↑ Expérience client digitale : Capgemini lance une offre mondiale [archive], Journal du Net, 11 février 2014
↑ Capgemini: 2015 Q1 Revenues Analyst Presentation [archive]
↑ Rapport annuel 2014 [archive], p. 62.
↑ Rémunérations de Serge Kampf [archive], sur edubourse.com, consulté le

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Capgemini, sur Wikinews

Bibliographie

Tristan Gaston-Breton : La Saga Cap Gemini (2000 - Éditions Point de Mire) - (ISBN 2-914090-00-5)
Capgemini et Merrill Lynch Global Wealth Management: Le World Wealth Report : Lire en ligne [archive]

Liens externes

Site officiel [archive]
Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : International Standard Name Identifier

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Entreprise de services du numérique (ESN) par chiffre d'affaires dans le secteur en 2016.
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Entreprises du CAC 40 (18 septembre 2017)
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Entreprises de l'Euronext 100 (9 mars 2017)