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Apple - Secteur technologiques et informatiques - ordinateur tablette téléphones

Apple est une entreprise multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques. Parmi les produits les plus connus de l'entreprise se trouvent les ordinateurs Macintosh, l'iPod, l'iPhone et l'iPad, la montre Apple Watch, le lecteur multimédia iTunes, la suite bureautique iWork, la suite multimédia iLife ou des logiciels à destination des professionnels tels que Final Cut Pro et Logic Pro. En 2011, l'entreprise emploie 60 400 employés5 pour un chiffre d'affaires annuel de 170,9 milliards de dollars5 et exploite 424 Apple Stores répartis dans 16 pays6,7 et une boutique en ligne où sont vendus les appareils et logiciels d'Apple mais aussi de tiers. Son bénéfice annuel pour l'année 2013 est de 37 milliards de dollars. En 2014, Apple réalise 18 milliards de dollars de profits pour le dernier trimestre, battant le précédent record pour une entreprise cotée, établi en 2012 par ExxonMobil avec 16 milliards de dollars de bénéfice trimestriel8.

Apple est créée le 1er avril 1976 dans le garage de la maison d'enfance de Steve Jobs à Los Altos en Californie par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne9, puis constituée sous forme de société le 3 janvier 1977 à l'origine sous le nom d'Apple Computer, mais pour ses 30 ans et pour refléter la diversification de ses produits, le mot « computer » est retiré le 9 janvier 200710.

En raison de sa philosophie industrielle de l'intégration verticale, de son approche marketing fondée sur l'innovation, l'ergonomie et l'esthétique de ses produits appréciée des consommateurs, de ses campagnes publicitaires originales et des clients qui s'identifient à l'entreprise et à la marque11, Apple s'est forgé une réputation singulière dans l'industrie électronique grand public.

Selon un classement du magazine Fortune, Apple est la société la plus admirée dans le monde en 2006, 2007, 2008, 2009, 201012, 2011, 2012 et 201313. Elle devient aussi, à partir de 2011 et au gré des fluctuations du marché, la première capitalisation boursière de la planète14 et devient également le 20 août 2012 la plus grande capitalisation boursière de tous les temps, d'un montant de 623,52 milliards de dollars15, puis établit même un nouveau record en mai 2017 en dépassant les 800 milliards de dollars16, sans tenir compte de l'inflation (en 1999 Microsoft était valorisé à 620,58 milliards de dollars constants, soit 856,40 milliards actuels17). Mais la firme reçoit aussi de nombreuses critiques concernant les conditions de travail de ses ouvriers, ses choix environnementaux et ses pratiques commerciales18, une grande partie de ses produits étant fabriqués dans des pays asiatiques comme l'Inde ou la Chine19,20.

En 2014, selon le classement Best Global Brands d'Interbrand, Apple est la première entreprise mondiale en valeur avec une valorisation à près de 118,9 milliards de dollars21. En 2015, Apple est de nouveau à la tête du classement Interbrand pour la troisième année consécutive22. La marque est valorisée à 170 milliards de dollars (+43% par rapport à 2014) devant Google et Coca-Cola.

En août 2015, le site internet d'Apple a fusionné avec l'Apple Store en ligne23. L'internaute peut donc directement acheter en ligne sur la page de présentation de chaque produit.

Sommaire

1 Histoire
1.1 Apple et Steve Jobs
1.2 Première capitalisation boursière au monde
1.3 Acquisition de sociétés
1.4 Profits et imposition
1.4.1 Optimisation fiscale
1.4.2 Enquête de la Commission européenne et redressement fiscal record
1.4.3 Chiffre d'affaires
1.5 Identité visuelle (logo)
1.6 Slogan
2 Les produits
2.1 Apple II
2.2 Macintosh
2.3 iPod
2.4 iPhone
2.5 iPad
2.6 iPad mini
2.7 Apple Watch
2.8 Apple TV
2.9 Logiciels
2.10 Jeu vidéo
2.11 Chronologie des produits Apple
2.12 Transport
2.13 Énergie
3 Les clients d'Apple
4 Équipe dirigeante
5 Publicité
6 Localisation
6.1 Siège social
6.2 Autres sites dans le monde
7 Controverse et faiblesses de la stratégie d’Apple
7.1 Conditions de travail
7.2 Modèle économique et réseau de distribution
7.3 Politique de prix
7.4 Environnement
7.5 Batailles juridiques
7.6 Violation de brevet
7.7 Sécurité et vie privée
7.8 Fiscalité
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références
9 Annexe
9.1 Filmographie
9.2 Bibliographie
9.3 Articles connexes
9.4 Liens externes

Histoire
Maison d'enfance de Steve Jobs à Los Altos en Californie, où débute l'histoire d'Apple en 1976
Article détaillé : Histoire d'Apple.

Apple est créée le 1er avril 1976 dans la maison d'enfance de Steve Jobs à Los Altos, puis constituée sous forme de société le 3 janvier 1977. Elle prend diverses facettes coordonnées avec l'évolution du monde informatique qu'elle précède, partant d'un monde sans ordinateur personnel à une société du XXIe interconnectée par l'intermédiaire de terminaux fixes et mobiles. Elle est l'un des premiers constructeurs travaillant à la conception de machines moins coûteuses et moins encombrantes face au monopole IBM.

Parmi ses produits phares, on trouve l'Apple II, le Macintosh, l'iPod, l'iPhone et l'iPad.
Apple et Steve Jobs
Article détaillé : Steve Jobs.

L'image d'Apple est étroitement associée à celle de son co-créateur, Steve Jobs. Celui-ci doit quitter l'entreprise en 1985 à la suite d'un conflit avec John Sculley qu'il avait pourtant recruté au poste de directeur général. Il crée alors NeXT et rachète Pixar à George Lucas, ce qui lui vaudra de devenir, lors du rachat des studios d'animation en 2006, membre du conseil d'administration et premier actionnaire individuel de la Walt Disney Company.

Il revient prendre la direction de la marque à la pomme en 1997 et se trouve dès lors à l'origine de la réussite planétaire des différents produits lancés depuis cette époque, toujours présentés à un rythme quasi semestriel lors de ses célèbres « keynotes ». Affecté à partir de 2004 par un cancer du pancréas, Steve Jobs doit finalement renoncer à ses fonctions de PDG le 25 août 2011 (continuant cependant d'occuper la fonction de président du conseil d'administration et de directeur d'Apple), et c'est Tim Cook qui lui succède.

Steve Jobs décède le 5 octobre 2011, à l'âge de 56 ans. Un hommage lui est rendu sur le site web d'Apple via sa photo et un portrait en noir et blanc avec comme texte « Steve Jobs ; 1955-2011 »24.
Première capitalisation boursière au monde

Le 9 août 2011, quelques mois après le lancement réussi de l'iPad 2, la capitalisation boursière du groupe atteint 341,5 milliards de dollars25, dépassant celle du géant pétrolier Exxon. Ce chiffre va quasiment doubler en un an, à mesure que le succès populaire de l'iPad ne se dément pas : le 20 août 2012, Apple bat le record de la plus grande capitalisation boursière de l'histoire boursière, avec 622,10 milliards de dollars, dépassant le précédent sommet, touché par Microsoft, à 620,58 milliards de dollars le 30 décembre 199926. En novembre 2014, Apple touche de nouveaux sommets avec une capitalisation qui dépasse les 700 milliards de dollars27.
Acquisition de sociétés
Article détaillé : Liste des acquisitions d'Apple.

Apple, comme Amazon, Facebook et Google, a depuis sa fondation racheté de nombreuses entreprises pour alimenter sa croissance, élargir sa base d'utilisateurs et développer de nouvelles technologies. Parmi ses acquisitions on peut citer NeXT, P.A. Semi, Siri et Beats Electronics.

En août 2016, Apple se renforce dans le domaine de l'intelligence artificielle et rachète la société spécialisée Turi, basée à Seattle, pour un montant estimé à 200 millions de dollars. Turi est spécialisée d'après son site internet sur une branche de l'intelligence artificielle appelée machine learning (apprentissage automatique en français) : des outils et algorithmes permettant aux ordinateurs ou aux applications logicielles « d'apprendre » au fur et à mesure de leur utilisation. Cela peut entre autres servir à analyser les comportements des utilisateurs, à cibler en fonction de leur profil des publicités ou des recommandations de produits, ou encore à détecter des anomalies et donc des fraudes potentielles28.

En février 2017, Apple rachète la startup israélienne Real Face, spécialisée dans la reconnaissance faciale29.
Profits et imposition
Optimisation fiscale

Les profits de l'entreprise sont passés de 5 milliards de dollars en 2007 à 34,2 milliards en 2011. Elle paye un impôt sur les sociétés aux États-Unis qui est passé de 1 milliard de dollars en 2007 à 3,3 milliards en 2011. Cette relative faible hausse vient du fait qu'elle déclare une bonne partie de ses impôts à Reno (Nevada), où la compagnie dispose d'une présence symbolique. L'impôt sur les entreprises étant en 2001 de 8,84 % en Californie et de zéro au Nevada30.

Apple optimise également son imposition au niveau international à l'aide des méthodes du « double irlandais » et du « Sandwich hollandais ». Elle utilise pour cela une filiale en Irlande (taux d'imposition de 12,5 %) dont l'objectif est de récolter le produit des brevets déposés par Apple. Une autre filiale au Luxembourg gère les revenus des ventes d'iTunes. Une filiale aux Pays-Bas permet de récupérer les bénéfices irlandais en franchise d'impôts. Les bénéfices sont ensuite orientés vers des paradis fiscaux31. Elle détient en 2014 150 milliards de dollars dans le paradis fiscale des îles Vierges britanniques32.

Au niveau mondial hors États-Unis, sur des bénéfices à l'étranger de 36,8 milliards de dollars fin 2012, elle a versé 713 millions de dollars au 29 septembre, soit un taux de 1,9 %33.
Enquête de la Commission européenne et redressement fiscal record
Article détaillé : Redressement fiscal d'Apple.

Les autorités européennes de Bruxelles ont déclenché une enquête visant les régimes fiscaux très généreux dont bénéficient certaines multinationales via leurs filiales en Irlande, aux Pays-Bas ou au Luxembourg. Joaquín Almunia, commissaire européen chargé de la Concurrence, a donc décidé de lancer une enquête visant Apple et ses pratiques d'optimisation fiscale34. Si l'aide de l'État irlandais est reconnue, un remboursement conséquent pourrait être exigé35. Le 30 août 2016, la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager annonce qu'Apple devra verser 13 milliards d’euros, plus les intérêts, à l’Irlande, au titre des impôts qu’elle aurait dû y payer entre 2003 et 201436.
Chiffre d'affaires

Pour l'exercice 2015 - 2016, Apple accuse une baisse de son chiffre d'affaires d'environ 8%. C'est la première baisse enregistrée depuis la création de l'entreprise37.
Identité visuelle (logo)
Voir aussi : U+F8FF ou , vu comme le logo d'Apple dans certaines polices

Le choix du logo fruitier s'inspire du nom de la société Apple (pomme) adopté notamment car cela le plaçait dans l'annuaire téléphonique avant Atari. Steve Jobs explique à son biographe Walter Isaacson : « J'étais dans ma phase 'pommes' de mon régime [végétalien]. Je revenais de la plantation de pommiers. Je trouvais ce nom sympathique et pas intimidant », à la différence des acronymes comme IBM ou HP38.

Le premier logo d'Apple, dessiné par Ronald Wayne, représente Isaac Newton appuyé contre un pommier. En bordure du dessin se trouve un segment du poème Prelude de William Wordsworth : « Newton… A mind forever voyaging through strange seas of thought… alone. » Il est très rapidement remplacé, au début de 1977, par la pomme arc-en-ciel dessinée par Rob Janoff, la célèbre pomme croquée. Janoff présenta à Steve Jobs des versions monochromatiques de la pomme croquée ; ce dernier s'est tout de suite pris d'affection pour elle. Il a cependant insisté sur le fait qu'elle devait être colorée pour humaniser la firme39,40. Selon Rob Janoff, la pomme est croquée pour qu'elle ne soit pas confondue avec une cerise ; les couleurs permettaient, elles, de refléter la capacité des Apple II à pouvoir afficher des couleurs41.

Ce logo est souvent considéré, à tort, comme un hommage à Alan Turing, mathématicien britannique homosexuel, qui se serait suicidé ― selon la thèse officielle, jamais prouvée42,43 ― en mangeant une pomme imprégnée de cyanure. De même, les couleurs proches de celles du drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT seraient une référence à son homosexualité, en raison de laquelle il fut inquiété par la loi alors en vigueur. Aussi bien le dessinateur du logo qu'Apple ont nié qu'il y avait un quelconque hommage à Turing dans le logo de la pomme arc-en-ciel41,44,45.

Avec la sortie de l'iMac G3 en 1998, Apple a commencé à introduire la pomme monochrome sur ses machines, mais le modèle arc-en-ciel était toujours sur le système d'exploitation d'alors (Mac OS 8) et restera sur le suivant (Mac OS 9). Le 24 mars 2001 sortit Mac OS X, premier système Apple à arborer la pomme monochrome, marquant définitivement la fin de la pomme arc-en-ciel.

Galerie des logos Apple46,47

Le premier logo d'Apple avec Isaac Newton sous un pommier (dessiné par Ronald Wayne)

Logo d'Apple de 1977 à 1998 (dessiné par Rob Janoff)

Pomme monochromatique utilisée dès 1998

Variante « Aqua » utilisée entre 2001 et 2007 en même temps que la pomme monochromatique.

Variante « chromée », utilisée entre 2007 et 2013, en même temps que la pomme monochromatique

Remise au goût du jour de la pomme monochromatique de 1998 depuis 2013, selon la tendance flat design.

Slogan

Le premier slogan d'Apple « Byte into an apple » est utilisé sur les brochures publicitaires de l'Apple I en 197648.

Entre 1997 et 2002, Apple a utilisé le, toujours célèbre, slogan Think different dans ses campagnes publicitaires. Bien qu'il ne soit plus utilisé, il est toujours associé à Apple49. Aux côtés de ces slogans génériques, Apple a aussi usité des slogans spécifiques à certains produits dont le célèbre « iThink, therefore iMac » utilisé en 1998 pour la promotion de l'iMac50. Après avoir présenté le premier Macintosh avec « Hello », puis l'iMac avec « Hello (again) », l'iPod puis l'iPhone ont été lancés avec un slogan très proche : « Say hello to iPod » et « Say hello to iPhone »51.
Les produits
Apple II
Article détaillé : Apple II.

Sorti en 1977, L'Apple II est considéré comme le premier ordinateur personnel au monde produit en grande série52. Ses ventes firent la richesse d'Apple, et représentèrent la majeure partie de son revenu jusque dans la seconde moitié des années 1980.
Macintosh
La génération actuelle d'iMac, ici le modèle 27"
Articles détaillés : Macintosh, Chronologie des Macintosh et Liste des modèles de Macintosh par processeur.

Le Macintosh, famille d'ordinateurs, a constitué pendant plus de 20 ans l'activité principale d'Apple. En 2014, ils sont constitués :

de l'iMac, ordinateur tout-en-un lancé pour la première fois en 1998. Sa popularité a permis de relancer la firme alors en crise ;

du MacBook Air, un ordinateur portable ultra-fin grand public lancé en 2008 qui a remplacé le MacBook en 2011 ;

du MacBook Pro Retina, un ordinateur portable proposé en 15 et 13", en complément (durant les années 2012-2013) puis en remplacement du MacBook Pro (ce dernier était proposé en 13, 15 et 17" et a remplacé les PowerBook lors de son lancement en 2006). Celui-ci est un MacBook Pro avec un écran de meilleure résolution, plus fin, n'ayant pas de lecteur CD/DVD interne et disposant d'un disque dur SSD de série lors de son lancement en 2012. Il est également équipé d'une connectique HDMI 1.453 ;

du Mac Pro, un ordinateur type station de travail qui remplace les PowerMac lors de son lancement en 2006 ; en 2013, une toute nouvelle version dans un boitier compact de forme cylindrique est mise sur le marché, abandonnant ainsi le format tour ;

du Mac mini, un ordinateur de bureau compact lancé en janvier 2005.

Apple vend aussi de nombreux accessoires pour les Macintosh (aussi compatibles avec les autres ordinateurs) tels que la Time Capsule, la Magic Mouse, le Magic Trackpad ou les claviers Apple.
iPod
La famille des iPod : l'iPod shuffle, l'iPod nano, l'iPod classic et l'iPod touch.
Article détaillé : iPod.

Lancé pour la première fois en 2001, le baladeur numérique iPod signe pour Apple l'entrée dans le monde de la musique. D'un modèle unique, le modèle s'est décliné en plusieurs versions au fil des années. L'iPod est à ce jour le leader du marché des baladeurs numériques dans le monde et on compte, depuis son lancement en 2001, plus de 275 millions d'appareils vendus. Il exista jusqu'à 4 familles d'iPod :

l'iPod nano, iPod de taille réduite par rapport à l'iPod classic. Il est équipé de mémoire flash. Les premiers modèles étaient équipés d'une molette cliquable mais les modèles de 6e et 7e générations sont entièrement tactiles et leur format a été revu ;
l'iPod shuffle, baladeur numérique, le plus petit et le plus abordable, qui a la particularité de ne pas posséder d'écran ;
l'iPod touch, baladeur à écran tactile qui ressemble en de nombreux points à l'iPhone, reprenant la même structure et interface, sans la fonction téléphonique et le réseau cellulaire.
l'iPod classic, descendant direct du modèle lancé en 2001 ; il était doté d'un disque dur de 16 Go pour la version de 2009, soit la plus grande capacité d'un iPod.

L'iPod Classic, en raison du modèle de disque dur dépassé, cessa d'être produit en 2014. Après avoir été révisés en 2012, l'iPod nano et shuffle furent retirés de la vente en 2017. On souligna que c'est une grande partie de l'histoire d'Apple qui se tourne54. Seul l'iPod touch, dont la dernière révision remonte à 2015, est toujours en vente.
iPhone
Article détaillé : iPhone.

L'iPhone, famille de smartphone d'Apple, est présenté par Steve Jobs en janvier 2007 lors de la Macworld Conference & Expo, il est la convergence d'un smartphone, d'un iPod et d'un client internet. L'iPhone est le premier appareil Apple équipé du nouveau système d'exploitation, alors nommé iPhone OS, maintenant iOS. Son succès grandit au fil des nouvelles fonctionnalités qui lui sont apportées. En 2008, Apple ouvre l'App Store, une boutique de logiciels payants et gratuits dédiés à l'iPhone OS qui, chaque année, voit l'apparition lors de conférences organisées par Apple de nouveaux modèles d'iPhone qui sont apparus au fil des versions de nouvelles fonctionnalités telles que la 3G, un GPS, un gyroscope ou encore l'appel visio FaceTime. Le 4 octobre 2011, Apple présente l'iPhone 4S, doté de Siri, une interface à reconnaissance vocale qui permet à l'utilisateur de donner des ordres vocaux à son iPhone. Le 21 septembre 2012, l'iPhone 5, qui présente un design revu, un écran plus long, un processeur plus puissant et plus rapide et qui supporte les réseaux LTE aux États-Unis et dans plus de 40 pays, est mis en vente. Le 10 septembre 2013, Apple annonce l'iPhone 5S, l'un des deux modèles de la 7e génération de l'iPhone ; il prend en charge la 4G LTE des opérateurs français et intègre un nouveau système de déverrouillage par empreinte digitale (Touch ID). L'autre modèle de la 7e génération de l'iPhone, est l'iPhone 5C qui a été annoncé au même moment que l'iPhone 5S ; il reprend la plupart des caractéristiques techniques de l'iPhone 5, avec toutefois la prise en charge des réseaux 4G LTE des opérateurs français, et adopte également un nouveau design en polycarbonate coloré. Le 9 septembre 2014, Apple lance la 8e génération de l’iPhone, avec l'iPhone 6 (écran de 4,7 pouces) et l'iPhone 6 Plus (écran de 5,5 pouces), qui intègrent le nouveau système de payement d'Apple (Apple Pay). En septembre 2015, à l'occasion du lancement des iPhone 6s et 6s Plus, Apple annonce avoir vendu plus de 13 millions d'appareils dès le premier weekend, ce qui constitue un score historique pour la marque55. Apple a présenté lors de la keynote du 21 mars 2016, un nouvel iPhone qui reprend le modèle de résolution de 4 pouces, le nom de ce modèle est l'iPhone SE, qui signifie "Special Edition", donc édition spécial56. La firme enregistre cependant le 26 avril 2016 une baisse de 16% sur les ventes de ses iPhone et une chute de 22% de son bénéfice net57. Le 7 septembre 2016, Apple présente lors d'une keynote les iPhone 7 et 7 Plus. Lors de sa keynote du 12 septembre 2017, alors que le public n'attendait qu'un seul modèle d'iPhone, Apple en dévoila trois, l'iPhone 8, 8 plus et l'iPhone X. Avec ces deux nouveaux smartphones, Apple apporte enfin la recharge sans fil. Alors que l'iPhone 8 et 8 plus reprenaient le design de l'iPhone 7, l'iPhone X, lui, adopte un tout nouveau design jamais vu chez Apple avec un écran de 5,8 pouces et embarque la nouvelle technologie développée par Apple de reconnaissance faciale en 3D (Face ID). Tous deux apportent la nouvelle version d'iOS, iOS 11.
iPad
Un iPhone 3GS et un iPad de 1re génération
Article détaillé : iPad.

La tablette tactile iPad est présentée pour la première fois par Steve Jobs en janvier 2010. Elle fonctionne sous une version modifiée d'iOS (il sera d'ailleurs à l'origine du changement de nom de l'iPhone OS en iOS puisque ce système d'exploitation n'est plus cantonné à l'iPhone). Elle est particulièrement orientée vers les médias tels que les livres, journaux, magazines, films, musiques, jeux, mais aussi vers l'Internet et l'accès à ses courriers électroniques (e-mails). Avec un poids compris entre 680 à 730 grammes, cette tablette est située entre les smartphones et les ordinateurs portables.

La deuxième génération d'iPad est disponible depuis mars 2011 et se distingue par quelques améliorations : un processeur plus puissant (puce Apple A5 bicoeur), son épaisseur est réduite de 33 % à 8,8 mm, son poids est réduit de 15 % (600 g pour la version Wi-Fi et 610 g pour la version Wi-Fi + 3G) et deux caméras intégrées (une frontale et une dorsale).

Au second trimestre 2012, 34 millions d'iPad, pour un chiffre d’affaires de 19 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) ont été vendus aux États-Unis58.
iPad mini
Article détaillé : iPad mini.

L'iPad mini est une tablette tactile conçue et développée par Apple, manufacturée par Foxconn, présentée au public le 23 octobre 2012. Ce modèle issu de l'iPad en propose les mêmes fonctionnalités avec un écran plus petit : 7,9 pouces. L'iPad mini est disponible59 à partir de 299 € (16 Go) en version WiFi et à partir de 419 € en version WiFi + Cellular (Wi-Fi + 4G LTE). De plus, en version Rétina, avec 16 Go il est proposé à 399 € (Wifi) et 519 € (Wifi + Cellular).
Apple Watch
Article détaillé : Apple Watch.

Présentée le 9 septembre 2014 pour être disponible au début de janvier 2015 à partir de 349 $, l'Apple Watch est une montre connectée qui se base sur son propre système d'exploitation, Watch OS. Fonctionnant avec un iPhone (iPhone 5 et supérieur), la montre permettra, en plus de donner l'heure, d'utiliser différentes fonctions technologiques, et peut également servir de coach sportif avec un cardiofréquencemètre intégré. Elle se décline principalement en trois versions : Apple Watch, Apple Watch Sport et Apple Watch Edition (en or de 18 carats).

En septembre 2016, Apple présente l'Apple Watch Serie 2 accompagnée d'un nouvel OS WatchOS3. Si le design est quasi identique, l'intérieur a été revu. Nouveau processeur, étanchéité jusqu'à 50 m et GPS font leur apparition. Enfin, exit la version Edition, c'est une Apple Watch en céramique qui la remplace. La nouvelle montre connectée est toujours disponible en 38 mm et 42 mm.
Apple TV

Présentée fin mars 2007 dans sa première version par Steve Jobs, L'Apple TV (TV) est une box conçue par Apple permettant la communication sans fil entre un ordinateur et un téléviseur, à l'instar du Chromecast et d'Android TV de Google. L'appareil est conçu pour être utilisé avec un iPhone, un iPad, un iPod, une Apple Watch ou un Mac sous OS X.

La dernière version de l'appareil, présentée lors du keynote d'octobre 2015, est doté d'un nouveau processeur Apple A8 et d'une télécommande Siri Remote tactile. La box fonctionne dorénavant sous tvOS, basé sur iOS 9, et fut disponible courant novembre 2015.

Lors de sa keynote du 12 septembre 2017 Apple lance la TV4K.
Logiciels
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Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016).
Logo de Mac OS X

À côté de la conception de matériel informatique, Apple développe aussi de nombreux logiciels tant à destination du grand public que du monde professionnel. En premier lieu, Apple développe ses propres systèmes d'exploitations, OS X pour les Macintosh, watchOS pour l'Apple Watch, tvOS pour l'AppleTV et iOS pour les appareils mobiles (iPhone, iPad et iPod touch). Nombres de logiciels développés par Apple sont fournis avec les machines lors de leur achat. C'est le cas par exemple du célèbre logiciel multimédia iTunes, du navigateur Web Safari, du lecteur vidéo QuickTime, de la suite multimédia grand public iLife comprenant iPhoto, iDVD, iMovie GarageBand, iWeb, et iBooks. Apple développe aussi sa propre suite bureautique iWork (Pages, Number, Keynote), en concurrence directe avec Microsoft Office.

Depuis son passage en 2006 à des Macintosh utilisant des processeurs Intel, il était devenu facilement possible d'installer Windows sur un Mac. D'abord interdisant l'installation de Windows sur ses Mac, Apple revient sur ses pas et propose dès 2006, Boot Camp, un logiciel qui facilite l'installation de Windows en fournissant par exemple les pilotes nécessaires au bon fonctionnement de la machine. L'installation de Windows sur les Mac devient alors l'un des arguments de vente des Macintosh[réf. nécessaire].

Pour le marché des professionnels, Apple propose également des solutions logicielles. On trouve par exemple une version de Mac OS X dédiée aux serveurs, Mac OS X Server, WebObjects, XSan, un système de fichier pour réseau de stockage SAN, etc. Pour le monde artistique professionnel existent Aperture dédié au traitement de photo-RAW, Final Cut Pro, une suite de production vidéo et Logic Pro, un logiciel de MAO.

Au-delà des logiciels présents sur les machines localement, Apple propose aussi des services en ligne avec MobileMe (anciennement .Mac) qui comprend des page web perso, un webmail, le service iDisk. MobileMe n'existe plus depuis le 30 juin 2012, le service a été remplacé par iCloud.

Au début de mars 2014, Apple officialise l'arrivée de CarPlay, système d'exploitation (OS) relié à l'iPhone pour automobiles 60.
Jeu vidéo

Apple eu une part modeste dans l'industrie vidéoludique.

La société conçu la Pipp!n, présentée en 1995, une console de jeu développée avec Bandai. L'ambition était d'avoir une console-ordinateur. Même si ses concurrentes (Saturn, PlayStation, Nintendo 64) sont moins puissantes, le catalogue de jeu est famélique par rapport, sans compter le prix élevé, ce qui entraîne un échec commercial. La production cessa en 1997, seules 45 000 consoles ont trouvé preneur61.

Apple promu fortement l'App Store, sur l'iPhone et l'iPod touch, surtout pour son catalogue de jeu, et n'hésite pas à invité plusieurs développeurs lors des keynotes. L'entreprise développa en 2008, pour promouvoir l'iPod touch, une application de Poker Texas Hold'em, qui ne fut jamais mise à jour et fut retiré en 201162. Le Game Center est également une création d'Apple pour centraliser les scores et les données.

Dans les Macs, est présent depuis NeXT, un jeu d'échec, dont la vitesse de réflexion de l'IA est volontairement bridée63
Chronologie des produits Apple

Les produits sur cette chronologie indiquent leurs dates de lancement uniquement.

Transport

Le 12 mai 2016, Apple a réalisé un investissement d'un milliard de dollars dans un service chinois de voiture de transport avec chauffeur, Didi Chuxing64.
Énergie

En 2016, Apple crée la filiale Apple Energy, chargée de revendre aux particuliers l'électricité produite en excédent par les centrales d'énergie renouvelable dont le groupe est propriétaire65.
Les clients d'Apple
Des aficionados Apple attendant devant l'entrée de l'Apple Store de la Cinquième Avenue à New York pour la sortie de l'iPhone 3G.

Apple privilégie depuis toujours une technique commerciale de proximité avec ses clients et potentiels clients. Cela s'inscrit dans une stratégie commerciale globale visant, entre autres choses, à donner le sentiment au client de faire partie d'une communauté d'utilisateurs proche de l'entreprise. Ainsi plusieurs rencontres annuelles entre Apple, ses clients, les développeurs et surtout la presse étaient organisées de par le monde. Les Mac users, surtout des professionnels mais aussi le grand public, se rendaient à l'Apple Expo à Paris ou au salon Macworld Conference & Expo (Boston, New York ou San Francisco). De manière générale, chaque manifestation était ouverte par une présentation de Steve Jobs où étaient annoncés des résultats financiers de la société et de nouveaux produits. Ces manifestations publiques ont pris fin en 2009-2010, lorsque la Société avait ouvert aux US et à travers le monde un nombre suffisant de points de vente - show rooms (les Apple Stores), où les professionnels et le public peuvent se rendre directement. Seules les rencontres avec la presse ont été maintenues et se tiennent généralement 3-4 fois par an, à l'occasion d'annonces de nouveaux produits ou services. Les développeurs quant à eux se rencontrent à l'annuelle Apple Worldwide Developers Conference.

Ces salons et conférences n'étaient pas les seuls à attirer les foules. Ainsi il n'est pas rare de trouver de longues files d'attente (atteignant parfois plusieurs milliers de personnes) à l'ouverture de nouveaux Apple Stores66 ou pour le lancement de nouveaux produits phares tels l'iPhone. Ainsi à l'ouverture du « Cube » sur la Cinquième avenue, la file a atteint près d'un demi-mile (soit environ 800 mètres).

En 1997, John Sculley, PDG d'Apple durant 10 ans (et ex PDG de Pepsi-Cola), a dit (lors d'une interview pour le journal The Guardian) à propos de son succès à avoir fait croître l'entreprise (en ayant notamment augmenté le budget publicitaire de 15 à 100 millions de dollars) : People talk about technology, but Apple was also a marketing company. It was the marketing company of the decade67. Traduction : « Les gens parlent de technologie, mais Apple fut aussi une entreprise de marketing. Ce fut l'entreprise de marketing de la décennie. »


Équipe dirigeante

Tim Cook, chief executive officer (CEO)68
Angela Ahrendts, Vice-président sénior68
Eddy Cue, senior vice president, Internet software and services68
Craig Federighi, senior vice president, software engineering68
Jonathan Ive, senior vice president, design68
Peter Oppenheimer (en), senior vice president and financial officer68
Dan Riccio, senior vice president, hardware engineering68
Johny Srouji, hardware technologies69
Philip W. Schiller, senior vice president, worldwide marketing68
Bruce Sewell, senior vice president and general counsel68
Jeff Williams, senior vice president, operations68
Paul Deneve, vice president, special project69
Joel Podolny (en), vice president, dean, Apple university
Denise Young Smith, vice president, worldwide human resources
Lisa Jackson, environmental initiatives69

Publicité
Article détaillé : Campagnes publicitaires d'Apple.
Articles connexes : Think different, Get a Mac et Switch.

Depuis le lancement du Macintosh en janvier 1984 avec le spot 1984 diffusé lors du Super Bowl XVIII, Apple a été reconnu pour ses efforts pour réaliser des publicités efficaces pour ses produits, bien qu'elles aient été l'objet de critiques.

Une campagne publicitaire en particulier, dont la signature était Think Different, est restée célèbre pour avoir évoqué - post mortem - des personnages remarquables comme Gandhi, Picasso, Maria Callas ou Frank Lloyd Wright. De même, ses publicités ont contribué à lancer certains groupes ou musiciens dans la célébrité70. Ce fut le cas pour Yael Naim dont la chanson New Soul accompagne la publicité du MacBook Air ou encore Feist avec sa chanson 1234 que l'on retrouve sur les pubs pour l'iPod nano ainsi que pour The Tings Tings avec Shut Up and Let Me Go qui accompagne une publicité pour l'iPod touch.
Localisation
Siège social
Articles détaillés : Infinite Loop et Apple Park.
Le siège d'Apple sur Infinite Loop à Cupertino en Californie

Le siège social d'Apple est situé en plein centre de la Silicon Valley au 1 Infinite Loop (Boucle infinie en français) à Cupertino en Californie. Ce campus Apple est formé de 6 bâtiments d'une surface totale de 79 000 m2 et a été construit en 1993 par Sobrato Development Cos71.

En 2006, Apple annonce son attention de construire un second campus, Apple Park, à Cupertino à 1.6 km à l'est du campus d'Infinite Loop. Celui-ci a été conçu par Norman Foster et c'est Steve Jobs qui en a présenté la maquette (un gigantesque bâtiment circulaire) devant le conseil de la ville de Cupertino, peu avant sa mort en 201172,73. En octobre 2016, la construction est en phase d'achèvement, ainsi que tous les bâtiments qui vont constituer le nouveau siège d'Apple (auditorium, bâtiments pour la recherche et le développement, parkings, etc.)74.

Apple a un campus satellite en banlieue de Sunnyvale (Californie).
Autres sites dans le monde

Le siège social pour Europe et l'Afrique (EMEA) se localise à Cork au sud de l'Irlande, ouvert en 1980.

En février 2015, Apple ouvre un site à Herzliya, Israel avec environ 800 employés.

Apple prévoit la mise en place en Chine de quatre centres de recherche et développement à Shanghai, Suzhou, Pékin et Shenzhen75.
Controverse et faiblesses de la stratégie d’Apple
Article détaillé : Traitement de litiges chez Apple.
Conditions de travail
Articles détaillés : Foxconn et Terry Gou.

Comme la plupart des entreprises informatiques actuelles, Apple sous-traite des entreprises asiatiques, notamment Foxconn du milliardaire taïwanais Terry Gou, pour la fabrication de ses produits. Depuis 2006, de nombreux organismes internationaux[Lesquels ?] y dénoncent des conditions de travail inhumaines.

2009 : Selon China Labor Watch76, les méthodes de gestion du personnel de Foxconn sont très dures pour les salariés. Par exemple en 2009, Sun Danyong77 s'est suicidé après avoir été suspecté de vol d'un prototype d'iPhone 4. Selon sa dernière conversation électronique avec un ami, il aurait été battu par un chef de la sécurité de l'usine Foxconn dans laquelle il travaillait78.

2010 : Dans 55 des 102 usines qui fabriquent des produits Apple, le temps de travail hebdomadaire dépasse 60 heures. Ce temps maximum défini par Apple dépasse lui-même la durée légale maximum en Chine qui est de 49 heures. 24 usines payent les salariés moins de 800 yuans par mois, le salaire minimum chinois. Seulement 61 % des usines sont conformes aux règles de sécurité79.

2010 : Onze cas de travail d'enfants ont été révélés80.

2011 : 62 employés ont été intoxiqués au n-hexane dans l'usine du sous-traitant Wintek (en) en Chine81.

En 2012, après une explosion dans une usine d'ipad, le New York Times publie une enquête fouillée sur les conditions de travail. Celle-ci met en lumière des temps de travail très élevé, des conditions de vie difficiles (dortoirs bondés), et pour les sous-traitants, le mépris des risques sanitaires82. En 2015, Apple est de nouveau critiqué « pour des conditions de travail « misérables » chez un sous-traitants chinois »83, notamment après un rapport de l'ONG China Labor Watch.
Modèle économique et réseau de distribution
Boutique Apple au centre commercial Les Quatre Temps à La Défense (Hauts-de-Seine)
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez pour voir d'autres modèles.
Le contenu de cet article ou de cette section est peut-être sujet à caution et doit absolument être sourcé. (octobre 2010).

Si vous connaissez le sujet dont traite l'article, merci de le reprendre à partir de sources pertinentes en utilisant notamment les notes de fin de page. Vous pouvez également laisser un mot d'explication en page de discussion (modifier l'article).

On reproche à Apple son modèle de développement vertical, qui va à l’encontre de la plupart des prescriptions des économistes, spécialement pour l’informatique. Malgré cela, la compagnie dégage des profits.

Apple est également critiquée parce qu’elle dépend beaucoup de la personnalité qui la dirige, spécialement lors des deux « ères » Jobs. Certains considèrent que Steve Jobs fait l’objet d’un culte de la personnalité, ou du moins qu’il introduit certains éléments d’un tel culte, dans la relation qu’il entretient avec ses clients et de façon caricaturale, qu'il possèderait autour de lui un champ de distorsion de la réalité84,85.

Apple fut critiquée pour une architecture fermée, et pour son refus des standards : on employait alors le terme Not Invented Here. Cette critique n’est toutefois plus de mise, la plupart des composants électroniques de ses ordinateurs étant communs à l’ensemble de l’industrie informatique. De plus, le système d’exploitation utilise nombre de technologies répandues (MPEG 1 à 4, OpenGL, programmes libres). Enfin, du temps où cette politique de choix des technologies existait, elle n’était pas critiquable en soi, car la recherche et l’innovation sont un moteur du développement, et chaque société cherche à amortir ses coûts de recherche et développement en mettant sur le marché ses inventions. De plus, plusieurs technologies Apple ou utilisées d’abord par Apple se sont ensuite généralisées dans l’informatique personnelle (FireWire, ZeroConf (Bonjour, ex-RendezVous chez Apple)). De la même façon, Apple a permis ou accéléré l’adoption d’innovations en les généralisant d’un coup sur sa gamme (disquettes 3,5 pouces, SCSI, USB, Wi-Fi (AirPort)).

Quelques analystes critiquent la concurrence au sein d’Apple même, entre les programmeurs des différents environnements de programmation, ceux de Cocoa, héritiers de NeXTSTEP, et ceux de Carbon, dérivant de Mac OS 9. Cette rivalité est vue comme contre-productive, tout comme l’était en son temps la rivalité entre les équipes Apple II et Macintosh.

Une critique moins couramment entendue[réf. nécessaire], car concernant plus les entreprises que les particuliers, concerne l’absence d’une « roadmap produits » (planification annoncée) notable d’Apple concernant ses technologies logicielles. Les directions informatiques des grandes entreprises attendent d’un éditeur qu’il annonce clairement vers quoi vont tendre ses logiciels dans les cinq années à venir, afin de pouvoir faire des choix d’investissement à moyen terme. Or, le reproche fait à Apple est de ne pas annoncer réellement quelles seront les étapes de son évolution au-delà d’un an, contrairement à ses concurrents comme Microsoft. Un exemple, simple s’il en est, concerne l’annonce abrupte de l’abandon des processeurs PowerPC d’IBM/Motorola au profit de ceux d’Intel : cela implique que les éditeurs devront mettre à jour leurs applications, tandis que les propriétaires de parc micro auront à payer ces mises à jour, et devront gérer deux gammes de machines. L'impact pour les consommateurs est toutefois à relativiser puisque des solutions de compatibilité sont intégrées par Apple, telles que "Classic" pour le maintien de la compatibilité OS 9 au sein d'OS X, ou encore "Rosetta" pour maintenir la compatibilité avec le processeur PowerPC lors du passage aux processeurs Intel (compatibilité maintenue de 2005 jusqu'à la sortie de Mac OS X Lion en 2011). Une annonce plus précoce eut permis à ces derniers d’anticiper le phénomène, en planifiant les renouvellements de parc en fonction du couple matériel/logiciel, de manière à éviter les surcoûts de mise à jour.

réseau de distribution commercial (conflits avec) : un livre paru en 2011 (Les 4 Vies de Steve Jobs) explique qu'en France "Apple et son réseau de partenaires ont toujours entretenu des relations conflictuelles86".

L’annulation régulière du développement de technologies pourtant prometteuses (ex : OpenDoc (en)) a aussi laissé sur le bord de la route nombre de développeurs, fatigués d’investir du temps et de l’argent dans des « voies sans issue ». Du coup, le nombre de développeurs indépendants et d’éditeurs a chuté pendant les années 1990. Cette critique n’est plus d’actualité depuis l’apparition de Mac OS X, qui a ramené dans le giron d’Apple un grand nombre de développeurs issus du monde Unix/Linux et du logiciel libre[réf. nécessaire].

Par ailleurs, le système de gestion du service après-vente du matériel en Europe, confié à un prestataire unique[Qui ?] pour les portables et les G5, s’est révélé être une des faiblesses du système commercial Apple. Après des retards importants au début des années 2000, le prestataire de service a fait faillite au début de 2005, obligeant Apple à recourir aux techniciens de ses détaillants, et occasionnant de nouveaux retards de réparations.

Enfin, en 2012, sa stratégie de contournement fiscal lui permettant, comme à de nombreuses multinationales des nouvelles technologies, d'avoir un taux de taxation effectif des plus bas est de plus en plus contestée87. En 2012, « Apple a réussi à ne payer que 1,9 % d’impôts sur ses bénéfices colossaux réalisés hors États-Unis. »88.
Politique de prix

Durant les années 1980 le prix d’un Macintosh pouvait souvent atteindre deux fois celui d’un PC/compatible IBM, voire trois fois dans les années 1990 après l’apparition du Pentium. Cette politique de prix élevés a probablement freiné le développement du Macintosh au profit des ordinateurs multimédia grand public de l’époque (1990) tels que l’Amiga et l’Atari ST, puis du PC durant les années 1990.

Aujourd’hui encore, les prix affichés par Apple sont très souvent plus élevés et représentent un obstacle pour beaucoup d’utilisateurs souhaitant faire le saut, c’est-à-dire passer de Windows à Mac OS X. En 2005, Apple lance un Mac à plus petit prix, qu'elle nomme Mac mini89,90.

Les marges pratiquées par Apple sont bien plus élevées que celles qui se pratiquent généralement dans ce domaine (entre 25 % et 30 % de marge brute au début des années 2000, alors que certains fabricants PC se contentent de 8 %, voire moins).

Cependant une étude du Gartner Group, commandée par Apple Australie et diffusée par elle dans la presse en 2002, affirmait que le TCO (Total Cost of Ownership) ou coût total de possession, c’est-à-dire le coût total de l’équipement informatique, c'est-à-dire quand on additionne les matériels optionnels, les logiciels (licences), le support (etc.), est moins élevé avec un Mac qu'avec un PC équipé de Windows[citation nécessaire]. Étude nuancée plus tard par Gartner, qui a précisé que les informations contenues dans son rapport ne reflétaient pas sa position éditoriale et étaient destinées à un usage interne chez Apple, correspondant à un scénario précis.
Environnement

À la fin de 2006 et au début de 2007, Apple est classée deux fois par Greenpeace comme dernière sur un classement de quatorze entreprises fabriquant des produits électroniques, sur des critères environnementaux tels que la gestion des déchets, le recyclage des produits obsolètes, l'utilisation de composants polluants ou la communication auprès du grand public sur ces sujets91,92.

Apple conteste ce classement dans une lettre ouverte de Steve Jobs93, commentée favorablement par Greenpeace94. La société déclare effectuer depuis plusieurs années des actions dans le domaine environnemental95. Des sites consacrés au Macintosh ont à plusieurs reprises étudié l'aspect écologique d'Apple et l'utilisation de l'image d'Apple par Greenpeace96,97. Greenpeace France s'est récemment illustrée (mai 2007) en organisant une manifestation devant un revendeur Apple alors même que la section internationale de l'association a remonté au début de mai le classement d'Apple à une moyenne de 5/10 à la suite de la lettre de Steve Jobs98. En mars 2008 Apple est située en milieu de classement, avec une note de 7/1099.

La firme de Cupertino a réagi assez rapidement concernant l'impact écologique de ses produits mais pas pour l'iPhone. Lors de l'annonce de nouveaux iMacs le 7 août 2007, Steve Jobs commence son Apple Event en ces termes : « Mesdames et messieurs, voici le nouvel iMac, il est beaucoup plus écologique et recyclable… ». En effet le polycarbonate blanc avait été remplacé par des composants en aluminium anodisé et des façades de verre. Toutefois en octobre 2007 Greenpeace dénonça les matériaux extrêmement toxiques qui se trouvaient à l'intérieur du téléphone100,101,102. Depuis, Apple a supprimé le PVC du combiné, des écouteurs et du câble USB de l'iPhone, et son verre ne contient plus d'arsenic103.

Cependant, en janvier 2011, Apple a fait l'objet d'une nouvelle controverse concernant l'écologie et plus particulièrement les conditions de travail en Chine, notamment dans les usines du sous-traitant Foxconn, selon des ONG chinoises104.

Il est également reproché à Apple, comme à beaucoup d'autres fabricants, de se livrer à l'obsolescence programmée105. Pour les trois premières générations de l'iPod, la firme fut confrontée à de nombreux plaignants ayant rencontré des difficultés pour faire réparer le matériel acquis. L'avocate Elizabeth Pritzker, qui s'occupa du dossier, rapporte avoir « découvert que le type de batterie au lithium contenu dans l'iPod était conçu pour avoir une durée de vie limitée » (environ 18 mois), et que leur remplacement n'avait pas été prévu par la firme106. Cette stratégie commerciale a de nombreuses conséquences, en termes de gaspillage (pour le consommateur) et d'impact écologique (pour la planète)107.

En juin 2017, Apple émet une obligation verte pour un montant d'un milliard de dollars afin d'augmenter le financement des énergies propres dans le groupe. Ceci s'est fait dans le cadre de la controverse qui a fait suite au retrait des Accord de Paris sur le climat par Donald Trump108.
Batailles juridiques

En 2008, Apple a dû accorder la paternité de l'iPod à Kane Kramer qui avait conçu dès 1979 un baladeur numérique et dont il avait déposé le brevet109.

Saisie d'une plainte déposée par Samsung en août 2011, la United States International Trade Commission (en) (USITC) a estimé que certains modèles d'iPhone, iPad et iPod violaient des brevets du groupe sud-coréen. L’USITC avait alors interdit leur importation vers les États-Unis depuis l'Asie, où ils sont fabriqués. Autrement dit, elle empêchait le groupe californien de vendre ses produits sur le marché américain.

Une victoire symbolique pour Samsung, qui se livre à des batailles juridiques contre Apple dans de nombreux pays, car elle ne concernait que des produits relativement anciens à savoir l’iPhone 3 et 4 vendus par l'opérateur AT&T, et les iPad et iPad 2.

Pourtant, le 3 août 2013, le représentant américain de l’USITC, Michael Froman, a annulé la décision prise en recourant à un droit de veto, qui n’avait plus été utilisé depuis 1987110. Michael Froman motive dans une lettre ne pas présumer de la violation ou non des brevets de Samsung mais estime qu’il ne faut pas donner de levier trop grand aux groupes détenteurs de dollars pour violation de brevets essentiels.

Le 8 août 2014, Samsung a marqué un grand coup, ses avocats ayant réussi à convaincre Lucy Koh (avocat de Apple) que le brevet Apple d'auto-remplissage d'une zone de texte était similaire à celui utilisé chez son concurrent. Finalement, le bureau des brevets américains (USPTO) a décidé de rejeter le brevet utilisé chez Apple, jugeant qu'il fonctionnait de la même manière111.

Au même moment, Apple et Samsung ont déclaré, dans un communiqué transmis aux médias, avoir mis fin à toutes les poursuites judiciaires entre eux dans différents pays sauf aux États-Unis dont les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Corée du Sud, le Japon [...] et même la France, car ils étaient, dans tous les cas, perdants sauf aux États-Unis où Samsung devait payer 1 milliard de dollars pour violation de brevets112.

Le procès iPod/ DRM est terminé après 2 semaines de délibération. Les plaignants accusaient Apple de ne pas pouvoir mettre de la musique en utilisant autres choses qu'iTunes. Ils demandaient 350 millions de dollars de dommages et intérêts mais finalement, Apple n'aura rien à payer. Du fait, que la firme à la pomme a bien souligné tout au long du procès que, avoir pris cette méthode pour la sécurité de ses clients pour que des logiciels malveillants ne viennent pas s'installer sur leur iPod113.
Violation de brevet

Le 16 octobre 2015 un jury américain estime qu'Apple doit payer 234 millions de dollars pour avoir violé un brevet détenu par l'Université du Wisconsin. Le procès porte sur des technologies intégrées à l'iPhone et l'iPad114.
Sécurité et vie privée

Apple est impliqué dans les révélations faites en 2013 par Edward Snowden concernant le programme de surveillance PRISM mis en place par la NSA. Les données suivantes sont ciblées : les contacts, les SMS et discussions instantanées (texte, vidéo, voix), les courriels, les photos et vidéos, les données stockées, la voix sur IP, le transfert de fichiers, les visioconférences, les notifications concernant l'activité, les détails du réseautage social en ligne, les coordonnées GPS et les « requêtes spéciales »115,116.

Le 16 février 2016, le FBI demande à Apple de créer un outil afin de contourner la sécurité de son système et donc d'avoir accès à l'iPhone de Syed Rizwan Farook , auteur de la fusillade de San Bernardino qui a eu lieu le 2 décembre 2015117. Apple ayant donné au FBI toutes les données sauvegardées en leur possession concernant Farook, refuse cependant la création d'un tel outil car ce dernier mettrait en danger la sécurité de millions d'utilisateurs et serait une atteinte à la liberté civile118. Pour Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE, les déclarations des dirigeants d'Apple comme celles du FBI sont à prendre avec prudence119.
Fiscalité

En août 2016, une décision de l'Union européenne (EU) oblige Apple à rembourser à l’Irlande plus de 13 milliards d’euros. D’après la Commission européenne, Apple a bénéficié illégalement en Irlande d’un taux d’imposition sur ses bénéfices européens de seulement 1 % en 2003 et de 0,005 % en 2014. Le gouvernement irlandais a décidé de faire appel de cette décision120.
Notes et références
Notes

Le 13 décembre 2011, le contrat de fondation de la société, daté du 1er avril 1976, a été adjugé à New York chez Sotheby's pour 1 590 000 $, soit dix fois plus que son estimation. C'est Eduardo Cisneros, le PDG de l'entreprise vénézuélienne Cisneros qui a remporté l'enchère. Ce contrat, rédigé par Wayne, précise la répartition des parts, 10 % pour lui-même et 45 % pour Jobs et Wozniak121.

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↑ [Apple pointé du doigt par les écologistes chinois http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110121-apple-pointe-doigt-ecologistes-chinois [archive]]
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↑ https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030383899284-apple-emet-une-obligation-verte-dun-milliard-de-dollars-2094387.php#xtor=RSS-38 [archive] , consulté le 14 juin 2017
↑ « L'inventeur du iPod n'a pas touché un centime » [archive], sur tomsguide.fr, 8 septembre 2008 (consulté le 5 décembre 2013)
↑ « La Maison Blanche annule une décision de justice pour Apple » [archive], sur lecho.be, L'Echo, 4 août 2013 (consulté le 8 février 2014).
↑ « L'UPSTO rejette le brevet de Apple d'auto-sélection d'une zone de texte » [archive], sur www.iphoneaddict.fr
↑ « Apple et Samsung mettent un terme aux poursuites judiciaires » [archive], sur www.iphoneaddict.fr, 6 août 14 (consulté le 6 août 14)
↑ « Procès iPod/ DRM: Apple l’emporte et ne doit rien payer » [archive], sur www.iphoneaddict.fr, 16 décembre 14 (consulté le 16 décembre 14)
↑ Apple va devoir payer une grosse amende pour avoir violé un brevet [archive], Challenges, 17 octobre 2015
↑ Julien Lausson, « PRISM : la NSA a accès aux données de tous les géants du web - Politique - Numerama », Numerama,‎ 7 juin 2013 (lire en ligne [archive])
↑ (en) SPIEGEL ONLINE, Hamburg Germany, « Privacy Scandal: NSA Can Spy on Smart Phone Data - SPIEGEL ONLINE - International » [archive], sur SPIEGEL ONLINE (consulté le 8 janvier 2017)
↑ « Economie - Données privées : Apple joue les durs face au FBI mais se montre accommodant avec Pékin » [archive], sur France 24 (consulté le 29 février 2016)
↑ « Apple-FBI, la guerre des monstres » [archive], sur Libération.fr (consulté le 29 février 2016)
↑ Alain Juillet : "Un service de renseignement doit être neutre" [archive], entretien, parismatch.com, 5 mai 2016
↑ [1] [archive], Le Monde, 4 septembre 2016
↑ Vente du contrat fondateur d'Apple [archive]

Annexe
Filmographie

Un téléfilm et deux biopics aux cinéma sont concentrés sur Apple, plus particulièrement sur son fondateur Steve Jobs

1999 : Les Pirates de la Silicon Valley, téléfilm de Martyn Burke avec Noah Wyle dans le rôle de Steve Jobs et Anthony Michael Hall dans le rôle de Bill Gates
2013 : Jobs de Joshua Michael Stern avec Ashton Kutcher dans le rôle-titre.
2015 : Steve Jobs de Danny Boyle avec Michael Fassbender dans le rôle-titre.

Bibliographie

Adam Lashinsky, Inside Apple: de Steve Jobs à Tim Cook, dans les coulisses de l’entreprise la plus secrète au monde, Paris, Dunod, 2013, 262 p. (ISBN 978-2-10-059419-1)

Jeffrey S. Young, Steve Jobs cofondateur d'Apple - Un destin fulgurant : les dessous de la révolution informatique, Micro Application, 1989

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

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Histoire d'Apple
Steve Jobs - Steve Wozniak
Pixar Animation Studios
Maison d'enfance de Steve Jobs
John Sculley - Jean-Louis Gassée
Histoire des ordinateurs - Chronologie de l'informatique
MFi Program (en) (Made for iPhone / iPod / iPad ) : programme de certifications attribuées par Apple à certains accessoires électroniques compatibles avec ses appareils portables.

Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d’Israël • Bibliothèque nationale de Suède • Bibliothèque nationale d’Australie • WorldCat
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